La Maison au bout de l'allée

la-rouquine

Il y avait une grande et longue allée
Au bout de laquelle, depuis des années,
Une maison cultivait avec passion
Les souvenirs de plusieurs générations.

Je m'avançai dans cette allée
Apparaissaient des images
Datant d'une éternité
Dont j'avais tourné les pages

Je revoyais ma première voiture,
Les erreurs d'adolescence immature,
Les diplômes préparant l'avenir,
Et ce jour où il a fallu partir.

Ici, mon premier gadin à vélo,
Là, ma cachette de super-héros.
Je revois les goûters entre copains,
Les père Noël, les fées et lutins.

Je pénètre dans la vieille maison,
Les souvenirs altèrent la raison.

J'entends encore les engueulades
Qu'on oublie avec les rigolades,
Les clameurs des annonces heureuses,
Le soutien contre les malchanceuses.
Les visages qui sourient à la vie
Et les soirées de gaieté entre amis.

Tout y est encore là, à sa place.
Les photos témoignent du temps qui passe.
La mémoire n'oublie pas les absents.
Les enfants s'occupent de leurs enfants.
Alors, des rires nouveaux résonnent
Auprès des néo- "grandes personnes".

Il y a une grande et longue allée
Au bout de laquelle, pour des années,
Une vieille maison cultive avec passion
La vie de toutes les générations.

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