La nuit

aphrodxte

On dit que la nuit tous les chats sont gris.  le soleil s'endors laissant place à la douce nuit. c'est comme ça que les gens caractérisent les nuits de printemps, douce.  La nuit, le bonheur s'efface ou au contraire se multiplie. La nuit, tout est possible. Les gens se transforment, se lâchent, ils ne sont plus maîtres d'eux-mêmes. 

De loin, j'observe les gens, les contemple et imagine leurs vies. Sont-ils heureux ? Quels sont leurs métiers ? 

Et cette nuit la, la tristesse d'un homme m'a sauté aux yeux. Il était la, seul, alcoolisé, il titubait en marchant et ne faisait attention à rien. Il se sentait invincible, rien ne pouvait lui arriver. Je le fixais, l'examinais, il me fascinait. J'essayais désormais de comprendre comment il avait ou en arriver la, qu'a-t-il bien pu se passer ?

D'un coup, il a commencé à jurer, à crier. Dans cette ruelle sombre, il était seul, seul, c'est comme ça qu'il se sent depuis quelques temps. Il commençait son monologue, la fin était proche, il hurlait à la vie, comme un dernier appel à l'aide. Il avait besoin d'aide mais est-ce qu'il voulait vraiment qu'on l'aide ? 

La douce brise printanière me donna des frissons, face à cette scène j'étais impuissante, que dois-je faire ?

Je ne peux pas laisser cet homme dans cet état, mais je me dois de respecter son choix. Malgré cela, je cours, je cours comme s'il s'agissait de me sauver. J'arrive et m'arrête à quelques mètres de lui, il se retourne, me regarde, me sourit et me dit de partir, que c'est fini, que ça ne sert plus à rien. 

Mais la nuit tout est possible, tous les espoirs sont permis, même les plus utopique. la nuit est la pour nous faire rêver. 

Sa voix me rappela quelqu'un, un souvenir fit son apparition, un souvenir lointain, j'entend des rires d'enfants, je vois une nappe rouge à carreaux et des pissenlits. J'avais quatre ans, l'âge de tous les rêves, où tout est possible. J'étais heureuse, j'étais, car c'est le dernier souvenir que j'ai de mon père. 

Mon père... ?

Sans même prendre la peine de réfléchir, j'ai crié à mon tour, me sortant de ma rêverie : PAPA ! 

L'homme était allongé sur le sol, une flaque de sang l'entourait. Je m'approchais doucement de lui, et d'une toute petite voix j'entendis : "je suis désolé pour tout ce que j'ai raté".

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