La piscine

arnostrine

1. Anne-Lise

C’est Antoine qui a commencé, Madame. Il n’arrêtait pas de la regarder. Depuis des jours, il regardait ses seins, son cul, ses seins encore. Il regardait son corps comme quelqu’un qui a soif.

Claire, ce jour-là, elle ne faisait que nager, ressortant parfois de l’eau pour aller jusqu’au plongeoir et sauter encore dans un éclat de rire. Mais Antoine ne pouvait pas détacher ses yeux d’elle. Dès qu’elle s’élevait hors de l’eau, il regardait ses seins nus qui se balançaient en ruisselant, son cul qu’elle bouge comme aucune autre, sa chatte qu’on devinait à travers son tout petit maillot blanc. Il la regardait se dandiner du haut de ses jambes dorées, faire quelques acrobaties au bord du plongeoir, sautiller avant de s’élancer en faisant rebondir ses seins et onduler son corps. Il ne pouvait pas la quitter des yeux, assis dans l’eau, la main crispée sur son maillot. Et elle, elle n’arrêtait pas de rire.

Alors, Antoine s’est mis sur l’échelle de la piscine, apparemment sans raison. Moi, j’ai compris ce qu’il attendait. Et au moment où elle est passée près de lui, il a fait semblant de la pousser et en a profité pour la caresser furtivement. Claire s’est laissée faire et l’a poussé à son tour, en riant un peu plus fort. Ils se sont vaguement chamaillés, ou chatouillés, je ne voyais pas bien. Mais ils restaient l’un contre l’autre, et Claire riait encore.

Après, j’en suis sure, Antoine a glissé la main entre ses jambes, et elle s’est mise à se frotter contre lui, à haleter entre ses rires. On ne voyait pas ce qu’ils faisaient, mais je devinais la main d’Antoine qui massait doucement la chatte de Claire. On voyait juste ses seins à elle, qui glissaient sur le torse humide d’Antoine. Elle n’était pas collée, non. Elle l’effleurait autant qu’elle pouvait, riant, riant toujours, et le caressant en secret avec une épaule, un téton, une main. Et lui fermait les yeux, concentré sur ce que la piscine cachait, sur la brûlure qui fondait dans sa main.

Je vous jure, Claire avait l’air de se laisser faire, mais c’est Antoine qui a commencé. C’est lui qui la faisait souffler si fort, crisper son ventre pour aller s’écraser la chatte plus fortement encore sur la main indiscrète.

C’est à ce moment-là qu’Arnaud les a rejoints, entré dans l’eau sans bruit à partir du plongeoir. Lui n’avait pas vu ce que faisait Claire. Il s’est approché par derrière et il a dû sentir son corps crispé, ses lèvres entrouvertes, sa respiration saccadée. Il a vu ses seins tendus vers Antoine, il a compris la main qui dévorait ses cuisses écartées. Mais c’est un doux, lui, vous le savez, Madame. Alors il a fait semblant de ne pas voir.

Il lui a juste caressé les fesses, discrètement, d’une main puis des deux, comme s’il ne savait pas ce que faisait Antoine. Claire était déjà au bord de jouir, tendant sa bouche comme une mendiante, son ventre ouvert aux mains qui en parcouraient les secrets.

C’est là que vous m’avez appelée, Madame. Mais c’est pas ma faute, Madame. Ni celle de Claire.

2. Antoine

Ce n’est pas ma faute, chère Madame. A mon âge, c’est difficile de rester calme quand on est à côté d’une belle fille, surtout à moitié nue. Claire, elle me plaît beaucoup, vous savez, même si elle est la femme d’Arnaud. Avant elle, je n’en ai jamais vu d’aussi belle, d’aussi près. Et puis elle me traite comme un adulte. Et je sais qu’elle me laisse regarder ses seins sans rien dire.

Ses seins, c’est ce que je connais de plus beau, chère Madame. J’aime quand ils bougent lentement sous son tee-shirt, quand on voit ses tétons en transparence. J’aime surtout quand ils sont nus, au bord de la piscine, qu’on voit bien leurs couleurs, le rose pâle de la peau, le rose plus foncé des pointes qui brillent au soleil.

Ce jour-là, Claire s’amusait à sauter, comme pour me laisser bien regarder tout son corps. Ses seins, mais aussi ses fesses. Vous savez comment elle les remue, avec sa culotte blanche qui lui rentre toujours un peu dedans et laisse voir une fesse. Et puis de devant on devinait aussi ses poils, à travers le tissu mouillé. Je la regardais passer, sauter, repasser près de moi. Ses seins qui se balançaient doucement, à gauche, à droite, avec des gouttes d’eau qui coulaient. Son ventre, son petit maillot blanc, ses cuisses. J’étais fasciné. Je bandais, je ne pouvais pas bouger, je regardais son corps bouger, passer près de moi, s’extraire de l’eau bleue immobile. Et elle riait, de son rire un peu grave qui me va droit à l’estomac.

A un moment, elle est passée plus près de moi, et on s’est cognés sans faire exprès. Je ne faisais pas attention, je vous le promets. Elle a ri, on s’est chamaillés. J’ai senti sa peau contre moi, son odeur vanillée de crème solaire, ses seins frais et mouillés qui brillaient et sautillaient, tout proches. On s’est peut-être un peu caressés, mais je ne me contrôlais plus, chère Madame. Je bandais tellement, c’était pas humain. Elle était si belle, si douce, riant toujours. Elle se balançait contre moi, je sentais tout son corps, et ses cheveux aussi, qui gouttaient sur mon torse. Elle se frottait, elle respirait fort, elle riait moins.

Et puis Arnaud est arrivé, il s’est approché de sa femme en silence et lui aussi l’a caressée, mais par derrière. Je ne sais pas s’il avait vu ma main qui se glissait dans sa fente, qui tentait de se fondre en elle. Lui a continué à la caresser, je ne sais plus si on faisait semblant de jouer. Claire fermait les yeux et s’appuyait sur moi, sur ma main, en écartant les lèvres. Je ne sais pas si elle se rendait compte. Mais je bandais tellement que je n’ai rien pu faire quand elle a glissé sa main dans mon short et m’a très lentement caressé le sexe, avec deux doigts, dans la douceur de l’eau. C’était si léger, je croyais que j’allais exploser.

3. Arnaud

Bien sûr, Cécile, j’aurais dû lui en parler d’abord. Mais je ne savais pas comment faire. Vous connaissez Claire, n’est-ce pas ? On en avait parlé une ou deux fois, pour rigoler. Claire s’était contentée de sourire, sans dire oui, sans dire non. J’avais lu des histoires là-dessus, une femme qui s’offre à un autre et son mari qui laisse faire. Je savais que ça m’exciterait, mais j’avais peur, forcément. Alors je me suis dit qu’avec mon frère ça serait moins difficile.

Quand je les ai vu jouer, j’ai pensé que c’était peut-être le moment. Je les ai regardés un peu, j’ai vu Antoine qui paraissait tétanisé, j’ai entendu Claire, ce bruit qu’elle fait avec la gorge quand elle est excitée. J’étais jaloux, mais j’étais captivé. J’ai vu son corps qui se tortillait, qui frôlait doucement Antoine. J’ai deviné qu’il la caressait discrètement, un peu maladroitement, comme un garçon de son âge. Elle, ça l’a toujours mise dans tous ses états qu’on lui effleure la chatte. Elle semblait ne plus trop se contenir. Je voyais son ventre tendu, qui cherchait le contact, son cul qui s’agitait sous la surface de l’eau, avec toujours cette fesse qui dépassait de son petit maillot blanc. Ça me faisait un peu mal de voir ma femme ainsi offerte, de deviner sa chatte écartée sous les doigts d’un autre, mais en même temps elle avait l’air d’aimer tellement…

Alors, j’ai fait comme si je ne savais pas, Cécile. Je les ai rejoints et j’ai fait semblant de jouer, en caressant le cul de Claire, un doigt, une main, parcourant la raie de ses fesses, cherchant à y introduire un pouce, repassant, ressortant, et la regardant s’exciter, lâcher peu à peu tous ses garde-fous. Mes mains massaient son cul machinalement, mais en fait je ne pensais qu’aux mains d’Antoine, que je savais à l’orée de ses lèvres, caressant son clitoris découvert dans la fraîcheur de l’eau. Ça me faisait mal au ventre, j’avais mal de jalousie, c’était ma femme, la mienne, rien que la mienne. Mais je la voyais comme jamais je ne l’avais vue auparavant. Je la voyais sur le point de jouir, et de l’extérieur elle semblait différente. Il y avait ce bruit de gorge, qu’elle fait toujours pendant l’amour. Mais pour le reste, ce n’était pas la même. Je ne voyais pas son visage, mais je voyais dans les yeux de mon frère à quel point il devait être beau, sous le désir qui devenait totalement maître d’elle.

Et puis elle m’a tendu son cul, à moitié découvert par le maillot froissé ; elle le plaquait contre moi, elle demandait plus, plus de mains, plus profond, plus longtemps. Je bandais et je la caressais machinalement. J’avais la tête qui tournait, je sentais qu’elle perdait pied, entre les doigts d’un autre.  Et moi, je la désirais d’autant plus.

J’ai vu qu’elle lui avait sorti la queue et qu’elle la caressait doucement, avec deux doigts, comme elle le fait parfois pour achever de m’exciter.

Alors, elle s’est retournée et m’a souri tout en me repoussant de la main gauche. Ses yeux étaient mi-clos, elle ne se contrôlait plus vraiment, mais elle m’a écarté quand même, doucement, gentiment, et elle m’a murmuré : « Attends. Toi, tu regardes, mon amour. »

4. Claire

Qu’est-ce que tu veux que je te dise, maman ? Tu sais très bien ce qui s’est passé. Je suis sure qu’ils t’ont déjà tout raconté. Et je suis sure que ça t’a plu, d’ailleurs…

Antoine, tu l’as déjà remarqué, je t’ai vue. Tu as repéré son torse fin, ses jambes blondes, sa belle bite juvénile qu’on devine sous son short. Et ses yeux, surtout, ses yeux qui ne me quittent pas des yeux, du réveil jusqu’au coucher. La manière qu’il a de regarder mes seins, quand je n’ai pas de soutien-gorge, ou quand je me promène topless,  au bord de la piscine, rien que pour l’exciter.

Alors, oui, j’ai osé. Même s’il y avait Arnaud pas loin. Mais j’en avais envie, depuis le temps qu’il les regardait. J’avais envie qu’il les palpe de ses doigts nerveux. J’avais envie qu’il les bouffe, qu’il passe sa langue doucement sur mes tétons, qu’il y colle son visage à la barbe naissante.

Et je n’ai pas été déçue, maman. Rien que de voir ses yeux, quand j’ai commencé à le frôler, ça m’a excitée à mourir. Je voulais plus, je voulais qu’il soit contre moi, qu’il soit tout à moi. Et tout seul, comme un grand, il a glissé sa main entre mes jambes, il a passé ses doigts entre mes lèvres qui brûlaient. Ça les a écartées, avec une sensation de fraîcheur qui d’abord m’a fait du bien. Mais j’ai voulu plus. J’ai voulu le sentir tout entier. Je ne contrôlais plus rien, maman, c’est comme ça que machinalement j’ai attrapé son sexe, si dur, si beau, rien que pour moi. J’ai commencé à le branler et chaque mouvement de va-et-vient me foutait une décharge dans tout le corps. J’étais sur le point de lâcher.

C’est à ce moment-là que j’ai senti Arnaud. J’ai reconnu sa manière tendre de caresser mes fesses, d’y glisser doucement un pouce, comme pour tâter le terrain. Il fait ça souvent, et ça me met toujours dans tous mes états. Mais là, je bouillais tellement qu’il n’a pas dû être déçu. Je l’ai senti surpris, inquiet peut-être, et moi, ça m’a fait partir encore plus. Je ne savais plus ce que je faisais, je te jure, maman. J’avais l’impression de faire une bêtise, j’étais troublée de sentir Arnaud se raccrocher à nous, mais au fond de moi, j’étais heureuse qu’il me rejoigne, même si je craignais qu’il m’en veuille.

Alors, j’ai voulu qu’il en profite au maximum. J’ai voulu le faire pour lui, j’ai voulu qu’il regarde mon corps exploser. Je lui ai dit de prendre son pied à distance, rien qu’en me voyant jouir entre les mains de son frère. Et déjà je tremblais, rien qu’à sentir le regard de mon mari sur mes seins qui gigotaient à tout-va, sur mon cul crispé qui sortait de l’eau à chaque mouvement d’Antoine, sur mon corps que des mains nouvelles animaient de désirs inconnus.

Après, je ne sais plus ce qui s’est passé, maman. J’ai senti des spasmes dans la bite d’Antoine, j’ai senti des jets chauds qui me filaient entre les doigts, j’ai senti sa main qui s’écrasait lourdement contre ma chatte ouverte et j’ai senti tout mon corps qui tremblait, qui tremblait, qui tremblait…

Mais je t’en prie, maman, ne punis pas Antoine…

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