Les larmes de Pearl Harbor

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Les larmes de Pearl Harbor

Synopsis

Le 7 décembre 1941, l’aviation Nipponne attaquait par surprise la base navale de Pearl Harbor à Honolulu. Suite à cette « ignominie Japonaise », les Etats-Unis, dont l’opinion publique était frileuse à entrer dans cette deuxième guerre mondiale, décidèrent de rejoindre le conflit aux côtés des alliés. Le 8 Aout 1945, les deux bombes atomiques « Little boy » puis « Fat man » dévastèrent les villes d’Hiroshima et de Nagasaki. Le Japon capitule alors.

En septembre de la même année, le général Américain Mac Arthur rencontre l’empereur Hiro -Hito et l’exonère lui et sa famille de toutes poursuites pour crimes de guerre. Pourquoi une telle mansuétude ? Pourquoi le général Hideki Tōjō fut-il condamné à mort et pendu le 22 décembre 1948 en lieu et place de l'empereur auquel il était subordonné lors du bombardement de Pearl Harbor ?  

Pourquoi ? Car l’empereur tenait en main une carte maîtresse que les Américains ne soupçonnaient pas lors de la reddition. Très bien infiltrés,  les services secrets Nippons étaient au fait de toutes les décisions Américaines. La chasse sous-marine impériale avait raté de seulement deux jours le torpillage du cuirassé USS Indianapolis transportant les deux bombes atomiques à  destination de Tinian, et plus grave encore : Les Japonais savaient que le haut commandement  Américain connaissait les projets d’attaque sur Pearl Harbor et qu'il n’était pas intervenu afin de justifier l'entrée en guerre des USA. Avec ces documents explosifs le Japon tenait les Etats-Unis par les couilles : L’ignominie de Pearl Harbor était le plus gros mensonge du siècle. Ces précieux documents étaient conservés dans le plus grand secret dans le temple Shintoiste de Sundai. N’ayant eu accès qu’à quelques fragments de ce dossier, le général Mac Arthur, de colère, mit un terme au Shintoïsme d’état, religion officielle du Japon.

Les années passèrent… jusqu’à ce 11 mars 2011. A 5h46, un tsunami sans précédent déferle sur les côtes Japonaises. Dans le chaos qui accompagne et suit le cataclysme, Toshiro Aoki, moine du temple de Sundai, dans sa fuite vers les hauteurs de la vallée, se rappela de la voix de son maître lui soufflant :

- Notre autel renferme la plus précieuse des reliques, tu devras toujours la protéger.

Dans la peur et la précipitation, il fit demi-tour et s’empara du coffret de perles et de nacre contenant la mystérieuse relique. La vague mortelle l’effleura et un morceau de la toiture lui frappa violemment le visage. Péniblement, il rejoignit le petit sommet pour voir le monde s’écrouler autour de lui. Serrant le précieux coffret Toshiro s’effondra au bord de la route. Sa dernière vision fut une image d’apocalypse.

Depuis plus de deux heures, Huan tournait avec son gros 4x4 à la recherche des membres de son groupe quand il aperçut le corps sans vie de Toshiro.  Huan faisait partie du cercle fermé de la famille Yamaguchi-gumi, la plus puissante des organisations mafieuses Nippone. Huan, Yakusa de haut rang, à la vue du coffret nacré ne put s’empêcher  de s’en emparer. Dès qu’il comprit la valeur de son contenu, il en fit part au chef du clan, Shinobu Tsuka. Dès lors, une vaste opération de chantage vis-à-vis du gouvernement Américain s’enclencha : Afin de redorer leur image tout en extorquant des fonds, les Yakuza demandèrent aux Etats-Unis de financer 100% des travaux de reconstruction du Japon dévasté par le séisme, et ce, par le biais de toutes les sociétés aux mains des Yakuzas. Bâtiment, travaux publics, cabinets conseils ou d’assurance et même banques... Montant de la facture hors taxes : 235 milliards de dollars.

Barack Obama était dans tous ses états. La situation room, le bunker de crise de la maison blanche était en effervescence. Personne ne connaissait l’existence de ces documents, ou personne ne voulait l’avouer. Le deal était clair : Ne pas répondre aux exigences de Shinobu Tsuka et quelques minutes plus tard toute la toile serait informée du massacre programmé de Pearl Harbor. Les fondements même de la démocratie Américaine se verraient menacés. Il fallait dès lors envoyer le meilleur des agents, pour retrouver et vérifier la véracité de ces documents. Cette mission délicate sera confiée à la brillante Hechton Drake, nom de code Fatal Beauty et fer « free lance » du Statégic Support Branch Américain : Le SSB. Bras armé du Pentagone, le SSB s’était donné la mission de palier aux déficiences de la CIA. Cette discrète force de frappe s’imposait désormais pour toutes les missions d’infiltration, de déstabilisation, de recherche ou de sauvetage au grand dam de la CIA qui voyait son pouvoir se diluer et ses meilleurs éléments condamnés à la retraite. La première victime de cet « essaimage » sera SAS, Prince Malko Linge, désormais écrivain et ambassadeur pour une marque de champagne Français.

Pour la première fois de sa carrière, Hechton se voyait confier une mission touchant à l'intégrité nationale, et qui plus est, qui remettait en cause toute l'histoire de son île natale : Oahu, archipel d'Hawaii.

Personnage (3000 signes) 

Hechton Drake, nom de code : Fatal Beauty.

27 ans, née à Hawaii, de père diplomate et coureur de jupon, de mère inconnue. Petite, elle partage sa vie entre les voyages de son père et sa plage natale ou elle exerce toutes les disciplines sportives : Surf, plongée, pêche sous marine. Rapidement, elle excelle dans le maniement du harpon, de cette passion, naîtra un gout prononcé pour les flèches, fléchettes, poignards et  autres couteaux.

A 20 ans, elle fut qualifiée pour les jeux olympiques  d’Athènes, dans les disciplines du sabre et du  fleuret. Mais le décès de son père cette même année la condamna à y renoncer ….. Dans le même temps, elle hérita de la propriété familiale en bordure de la plage de Waimanalo à l’Est de Honolulu ainsi que de tout le patrimoine de son défunt père, Sir John Walter Drake. Descendante directe de Sir Francis Drake, de cet illustre ancêtre pirate et corsaire,  elle a gardé le gout de l’aventure et du risque. Après des études supérieures de langues orientales, elle est détectée par les recruteurs du SSB lors de sa performance au triathlon « Ironman » de Hawaii en octobre 2006. Rapidement elle sympathise avec William Martin, son recruteur qui déjà la surnomme « Irongirl ». A 23 ans, elle entame une formation poussée et se fait rapidement remarquée pour ses aptitudes au combat, en particulier dans le maniement des armes blanches et ses qualités d’adaptation en milieu hostile. Rompue à toutes les techniques du renseignement humain, elle sait mieux que quiconque exploiter les failles de chacune de ses cibles : Argent, idéologie, sexe, vanité ou solitude. Deux ans plus tard, elle sortira major de sa promotion. Agent destinée aux opérations d’espionnage, sa couverture pour parcourir le monde : Le poker. Elle participe à tous les plus grands tournois et ses grands yeux bleus en amandes que cachent à peine sa longue frange brune viennent à bout de tous les bluffeurs de la planète. Quand par entrainement et expérience on sait tromper un détecteur de mensonges, un tournoi de poker se transforme pour elle en véritable promenade de santé.

Introvertie, solitaire, Fatal Beauty est une mangeuse d’homme, une mante religieuse que seul un corps parfait interdit à chacun d’imaginer l’explosif cocktail de sang froid et de détermination qui l’habite. Un esprit froid et cartésien  dans un corps chaud et divin : La parfaite recrue pour le SSB.

Ses préférences :

Boisson : Le Mojito à la menthe poivrée (inventé par Sir Francis Drake)

Film : La canonnière du Yang Tse

Acteur : Steeve Mc Queen

Plat : Gambas à la Thaï

Sport : La chasse sous-marine

Livre de chevet : Une brève histoire du temps

Phantasme : Garder un homme plus de 9 mois

Arme de prédilection : Arc ou arbalète

Voiture : Mercedes SLK

Bijoux : Un piercing à l’oreille

Devise : Oublie-moi.

Armoiries : Une tête de proue en forme de dragon (Drake, déformation du latin Draco,  le dragon) surmontée deux torches en forme d’épées enflammées.

Langues parlées : Français, Anglais, Espagnol, Arabe, Russe et Chinois.

Scène d’action 

La porte de bois rouge, toute de clous habillée, cachait aux visiteurs l’intérieur de temple. Hechton, d’un doigt poussa l’un des battants. Dans un silence de mort, la porte s’entrouvrit tout en douceur. Aussitôt, un léger courant d’air s’accompagna d’une odeur désagréable, mélange d’encens brulé et de pourriture. Le sifflement fut imperceptible, une fléchette vint se figer dans le bois centenaire à quelques centimètres de son oreille gauche.  S’esquivant derrière le panneau, un deuxième sifflement vint aussitôt terminer sa course sur la cloche géante ponctuant l’accès au temple. Dans un cliquetis métallique, le projectile rebondit et s’écrasa sur le vieux sol de pierres et de pavés. Une magnifique flèche empoisonnée de belle facture, vraisemblablement tirée par un fusil de précision. Accroupie derrière son rempart, de par la trajectoire du projectile et la taille de l’enceinte, Hechton estima que le tireur embusqué devait se trouver à une vingtaine de mètres sur sa droite dans la salle d’offrandes.

Retournant sur ses pas, elle contourna le petit bâtiment, escalada le mur de clôture qu’elle longea un court instant avant d’apercevoir une lucarne donnant sur la partie arrière de la salle. D’un pas félin, elle sauta sur le sable fraichement remué et s’agrippa aussitôt au rebord de l’ouverture. Dans un balancé presque sensuel, elle rejoignit l’endroit et de tout ses sens en alerte analysa les lieux.

Quelques quatre mètres sous ses pieds, derrière une colonne, un homme armé d’un fusil à lunette. Derrière elle, le bruit d’un hélicoptère en approche. Elle sait que d’un seconde à l’autre l’homme va se retourner vers elle. Bien en appui sur ses jambes, elle bondit pour s’accrocher de ses deux bras au sommet de la colonne. Au même moment l’homme se tourne vers l’ouverture et aperçoit l’écureuil dans le ciel. Le bruit des rotors commence à résonner dans la pièce et droite comme un I, Hechton se laisse tomber sur la tête du tireur qui s’écroule, nuque et colonne vertébrale brisées.

Se saisissant de son arme, elle ajuste la lunette et calmement, retenant son souffle, vise le pilote à travers la porte coulissante ouverte de l’engin. Trop tard, la fenêtre de tir se referme et l’aéronef se pose bruyamment sur le sable. Les pales en mouvement génèrent alors une véritable tempête de poussières qui encercle tous le bâtiment. Dans une course effrénée, Hechton rejoignit la porte de bois tout en se débarrassant de l’encombrant fusil. Les hommes attendaient que le sable se dissipe avant de sortir de l’hélico. Contournant rapidement l’enceinte ouest, elle arrive moins d’une minute plus tard derrière l’Ecureuil. Un ultime nuage de sable se soulève, il couvrira ses derniers mètres. A bord, elle devine le pilote et un passager. Elle roule alors sous le ventre de l’engin  et s’allonge sur le dos, bras tendus, un pistolet « Desert Eagle » chargé de neuf balles blindées  dans chaque main. Presque simultanément les deux hommes descendirent de part et d’autre de l’appareil. Elle vise alors au plus haut, tenant à bout de bras les deux kilos de chaque arme. Les deux détonations claquèrent en écho dans un bruit assourdissant. Les deux balles perforantes pénétrèrent sous l’aine de chacun pour finir leur course vers le ciel emmenant au passage viscères, foies, mâchoires et autres cervelas. Hechton fouilla rapidement les deux cadavres désarticulés. En vain, aucun papier, mais tout deux arboraient le même tatouage sur le poignet gauche. Les pales s’arrêtèrent enfin de tourner… 

Scène érotique.

Huan pénétra dans la pièce. Chiquement vêtu, son costume noir d’alpaga semblait taillé sur mesure, aucun mauvais pli ne venait ternir le parfait tombé du luxueux tissu. Le revers du pantalon, dans un cassé bien étudié, dissimulait à peine des chaussures du même noir. Une chemise blanche, au discret col mao, venait compléter l’ensemble. Le visage était hautain, taillé à la serpe, mélange indescriptible de froideur et de souffrance, de mystère et force. Un léger parfum épicé embauma la pièce de ses doux effluves. Hechton s’attarda un instant sur ses mains : A son poignet, une Roleix Submariner en or massif cachait à peine le irezumi, le tatouage de son appartenance au clan. Ses longs doigts fins et manucurés toujours en mouvement semblaient vouloir dissimuler son auriculaire amputé d’une phalange.

Assise sur le bureau, légèrement penchée en arrière et les mains bien en appui, Hechton le fixa dans les yeux. Le regard noir profond  de Huan pénétra le bleu océan des yeux de Fatal Beauty. Comme une lame de fond, un sentiment confus envahit tout son corps. Ses jambes tremblaient légèrement faisant frémir le rebord de sa courte jupe de soie sauvage. Elle engagea :

-          Je vous attendais.

-          Je vous espérais. 

Huan s’approcha encore plus près, elle pouvait percevoir le souffle lent de sa respiration. Elle sentit ses mamelons se raidir et se frotter nerveusement à la douce rugosité de son chemisier. Malgré l’air conditionné, une perle de sueur fila dans son décolleté, entre ses deux seins. Baissant la tête, Huan, dans un mouvement assuré, lécha la goutte de ce breuvage aphrodisiaque, cocktail de sel et de parfum. Sans mot dire, il posa sa main sur sa jambe et dans le mouvement, le bracelet de sa montre s’accrocha à son bas. Le fragile fil se tendit de plus en plus, puis céda, laissant deviner une fragile peau satinée. Sa main remonta vers l’autel de tous les mystères à la recherche du calice interdit. Au passage, il s’amusa un court instant à taquiner l’élasticité de sa jarretelle. Sur les derniers centimètres, enfin, il explora sa tendre toison.  De son doigt amputé et déformé, il savait jouer, et de sa main experte il semblait connaître tous les points secrets de l’acuponcture intime. Une nouvelle vague de chaleur envahit son bas ventre, un mini tsunami de plaisir la frappait au plus profond de ses entrailles. Alternant douceur et violence calculée, les longs doigts pianotaient une partition parfaite, une symphonie dans l’acte que seul le reflux de la vague sanguine saurait arrêter. Huan de ses doigts pénétra peu à peu le saint des saints, il affrontait maintenant l’épicentre orgasmique. Presque couchée sur le bureau, Hechton semblait offerte et à la merci de son ennemi. Ses yeux embués fixaient le plafond à la recherche d’un point de repère auquel s’accrocher. D’un coup, son corps entier s’arc bouta une seconde, pour enfin retomber dans un souffle bruyant.  L’homme retira doucement sa main encore humide et ferma les yeux un bref instant pour savourer son plaisir. Alors, les deux longues jambes de Fatal Beauty se refermèrent violemment sur son cou, dans le même mouvement tout son corps pivota sur le côté faisant faire faire un demi-tour à la tête de son amant d'un jour. Un terrible  craquement se fit entendre. Elle écarta ses jambes, le corps inerte s’écrasa lourdement sur l'épaisse moquette. Sous le tissu luxueux de son pantalon, elle devina qu’il était encore en érection. Il aura eu une belle mort se dit-elle. Fatal Beauty n’était pas un surnom.  

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