Louis Delort and The Sheperds, La Cigale

intothewoods

Le vendredi 27 juin 2014, Louis Delort and The Sheperds faisaient leur première scène parisienne, et quelle scène !

Par ci, par là, il se chuchotait que voir sur scène Louis Delort et ses comparses bergers, comme ils se faisaient surnommer, valait sacrément le détours. C'est donc poussée par mon insatiable curiosité et l'envie d'entendre des textes inédits, que je traînai ma copine Stéphanie à ce concert.

J'avais prévu d'arriver tôt, il était de notoriété commune que le groupe attirait un public très jeune, très féminin et surtout très survolté. Je sentis le mal de tête poindre en voyant la longueur de la file d'adolescentes parées de peluches de moutons (l'emblème des Sheperds) qu'elles avaient l'intention d'offrir au groupe. Comme une impression de retour au jardin d'enfant. J'étais pourtant bien déterminée à ne pas gâcher mon plaisir.

Après une attente interminable, je me retrouvais avec mon amie enfin dans la salle, face à un choix. Fosse ou balcon avec places assises ? Après un soupir de consternation face à l'hystérie ambiante, balcon, sans hésitation.

Enfin le concert commença. Telle la chauve-souris de Batman, le mouton des Sheperds fut projeté au plafond, provoquant une vague de cris impatients, la première d'une longue série. Louis Delort et ses copains rejoignirent la scène, le chanteur et le bassiste étant visiblement les coqueluches de ces demoiselles.  

Avec une rare convivialité, les garçons entamèrent leurs premiers titres, repris par un public fidèle qui en connaissait les moindres paroles. Déployant une incroyable énergie, cette bande de talentueux mecs parvenait à nous faire voyager avec eux au fil de leurs chansons. Des textes travaillés, des mélodies magiques tantôt rock énergique tantôt folk exotique. Et puis les immanquables reprises... D'abord Sur ma peau, titre phare de la comédie musicale 1789 les Amants de la Bastille où Louis tenait le rôle principal. Le chanteur et son public ne faisait plus qu'un, et je me sentis envahir par une sensation de bonheur, voir cet artiste faire corps avec son public me faisait tout bonnement plaisir. Puis les vint un titre des Beatles, et là je pus imaginer sans le moindre mal les bergers garder leurs moutons dans les plaines anglaises. Ces gars là avaient ce brin de pop anglaise en eux, ce petit truc qui te fait leur prédireun doux avenir avenir en et hors de nos frontière.

Le concert repris son cours normal, avec leurs compositions. Une chanson me tira même quelques larmichettes, touchée par les paroles. La chanson qui a clos ce concert m'a tout particulièrement marquée, plus par la manière dont Louis Delort vit ce titre sur scène que pour le reste. Corps à la chance. Il saute, il va à gauche, à droite, va voir chacun de ses musiciens, se roule parterre, il se relève, recommence, et finit sa performance sur les rotules.

Louis Delort ne donne pas que son corps à la chance, il le donne à la scène, à son public, à sa passion. Louis Delort se donne, tout simplement. J'en ai même oublié ses fans ! 

Report this text