Méli-mélo

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MELI-MELO

Laure

Le revoilà. Elle l’adore. Elle aime quand il refait surface. Son vrai rythme. Ce rythme effréné qui l’enivre et l’amène vers de nouvelles folies. Deux semaines qu’elle est en haut des montagnes russes du célibat. Quand les wagons deviennent fous et foncent, dans tous les sens. Un gars croisé hier soir la harcèle de messages. Elle le fera attendre celui-là. Marlène passe avant. Elle la voit ce soir, à l’anniversaire de Frank. Elle prend la voiture pour rejoindre une joyeuse troupe qu’elle n’a pas vue depuis deux ans. Ils savent qu’elle est toujours en retard, si elle finit par arriver. Ils vont se retrouver sur la piste de danse comme s’ils s’étaient quittés hier. Pas le temps de se lisser les cheveux, tant pis, elle attrape sa veste en cuir et monte enfin dans sa bagnole.

Hugo

« Chérie tu viens ? Oui au revoir belle-maman. A demain. Pas trop tôt, c’est ça. Les enfants déjeunent ici, très bien. Merci. » Hélène monte enfin et il démarre en trombe. Ils ont de la route. Il a tellement hâte d’arriver. Une bonne soirée avec des vieux potes, ça fait si longtemps. Frank les accueille avec des coupes de champagne et son regard d'adolescent présage une soirée comme avant, où rien ne les empêchait de vivre à fond. Marlène est déjà là, avec d’anciens collègues de boulot. Tout le monde trinque. Elle lui raconte ses aventures, là-bas, sur Paris. Comme avant, quand on sortait en boîte, c’est Frank le capitaine de soirée, non pas celui qui ne buvait pas, non, celui qui s’assure que tout le monde boit.

Marlène

« Qu’est-ce qu’elle fout bordel ? » Vingt heure et Laure tarde à arriver, ce qui met Marlène dans un état étrange. Pourtant elle n’est pas amoureuse. Elles ont passé trois nuits ensemble. C’est physique. Laure est brute, lui parle assez crûment et la bouffe des yeux. Tout ce qu’elle aime. Même si elles ne se voient qu’une fois tous les deux ans. Hugo arrive enfin. Frank a prévu des caisses de champagne à gogo. A la mesure de son besoin d’ivresse. La soirée pourrait durer sept jours. Deuxième verre. Elle n’est toujours pas là. Marlène regarde la porte d’entrée de plus en plus. Ce qui a le don de l’énerver. Elle se sent comme une proie qui sait qu’elle va se faire bouffer. A la fois craintive et excitée.

**********

Tiens, y a Laure qui entre en trombe dans le salon. Savais pas qu’elle venait. Marlène l’a déjà croquée, la salope. Quand elle m’a révélé cet adultère, ça m’a excité de les imaginer toutes les deux à se lécher la chatte.

J’ai décidé de résister. Elle me fait attendre la garce ? Je me refuserai à elle. Après tout, pour un plan cul, je peux trouver plus proche de chez moi. L’ambiance est sympa, je connais plus ou moins tout le monde. La musique et l’alcool commencent à nous libérer. Elle se pointe enfin, mais ne vient pas tout de suite me saluer, la gamine. Avec son cuir, son jean et ses cheveux en bataille, elle me donne envie tout de suite. Je sens mon ventre se creuser, les joues qui chauffent et le sexe qui pétille. Tout ça sans même un regard de sa part. Je l’ignore comme je peux. Mais quand elle me glisse enfin « toujours aussi belle », je souris. Je ne peux pas m’en empêcher. Je me sens faible, ce qui m’énerve et m’excite tout à la fois.

Elle a faim. Je sais ce que tu veux ma petite Marlène et je vais te l’offrir. Je suis femme, je sais ce qui te fait plaisir. Quand j’entre, je la vois dans mon champ de vision, de dos. Elle ne se retourne pas. Je dis bonjour à tout le monde, je fais le tour en la faisant attendre. Quand je m’approche enfin d’elle, je reconnais le faux air d’indifférence des femmes, je lui glisse dans l’oreille « toujours aussi belle. ». Surtout foncer quand elle boude. Elle sourit. Un point. Ce soir j’endosse le costume du mâle qui veut prendre et laisser. C’est ce sentiment que j’aime avec les femmes.

Je me suis fait engueuler par Hélène. Pendant un jeu, j’ai maté le cul de Laure. Elle a un string rouge. Elle a baissé son jean et j’ai bloqué. Ses fesses sont rondes et fermes. De celles qu’on a envie d’écarter, de lécher, de pénétrer. Je crois même que j’avais la bouche ouverte et la langue qui pendait. En allumant le barbecue, je me retrouve avec elle et d’autres personnes, on discute un peu de BD, qu’elle adore elle aussi. Mes yeux ne peuvent s’empêcher de s’attarder sur ses fesses, serrées dans son levis, et j’imagine Marlène y mettre la langue. La soirée bat son plein de folie quand Hélène veut partir. Je décide de rester, avec le string rouge qui danse dans ma tête.

Après le jeu où elle a encore montré ses fesses, et fait bander tous les mecs, elle me chope littéralement quand je sors des toilettes. Comme elle sait si bien le faire, elle me prend tout, sans demander. Ma bouche, mes seins, mes fesses, mon sexe. Son doigt prend et je ne peux que donner. J’en ai envie. Tellement. Elle me bouffe, comme elle dit. Je reste dans la pénombre à me rajuster. Elle m’a complètement déshabillée, en trente secondes. Une tornade. J’adore.

Un peu plus tard dans la soirée, je la bloque dans le couloir des toilettes, la coince contre un mur et l’embrasse sans façon, en lui passant la main partout. Fougueusement. Sous son T-shirt, sous son soutien-gorge, sous sa jupe. Je la laisse comme ça, presque nue, sans un mot. En ajoutant « je vais te bouffer toi ». Puis je retourne danser avec les autres. Même pas besoin de la regarder : je sais que je marque un point.

Quand Marlène va se coucher, je la suis. Elle dort avec son pote Hugo, ça change la donne pour le rôle que je voulais jouer avec elle. Il y a un homme avec nous. Un concurrent ou un allié ? Je ne garde que mon string rouge, et me glisse entre eux deux. Elle aime les femmes, il aime les femmes. J’aime les deux. C’est moi qui lance la partie : « Vous arrivez à dormir, vous ? » J’embrasse Hugo puis Marlène. Une main sur lui, l’autre sur elle. Leurs mains, d’abord timides se font plus audacieuses. Au centre de leur désir. Je m’offre à leur bouche, à tour de rôle. Les doigts de de l’homme se glissent doucement vers mes fesses, passent sous mon string rouge. Il doit gérer la présence de ceux de Marlène qui sont déjà en moi. Je lui prends la main et le guide pour que ses doigts entrent par derrière. Leur mouvement se fait de plus en plus vite, leurs doigts sortent, font un tour sur mes fesses et replongent en moi. Je ne sais plus qui me pénètrent et où. Je sens simplement leurs mains augmenter mon plaisir. C’est eux qui dirigent désormais. La joie de s’abandonner et ne plus rien contrôler. Je ne suis ni homme ni femme, je suis une proie, un objet de désir. Bravo pour le rôle du mâle dominant.

Nous sommes déjà dans le lit quand Laure enlève son jean devant nous, découvrant le petit tissu rouge et des fesses qui me font bander tout de suite. Elle vient entre nous. Avec ce cul à portée de main, à portée de doigt, je bande. Heureusement, elle ouvre le bal, nous embrasse et nous caresse à tour de rôle. Savoir qu’elles se touchent m’excite furieusement. Quand elle se tourne vers Marlène et me présente ses fesses, je descends ma bouche et quand je veux y mettre les doigts, Marlène y est déjà. Laure me guide vers son cul, et sans équivoque, elle écarte ses fesses, y pose mes doigts. Je peux sentir ceux de Marlène de l’autre côté de la fine paroi de son sexe. Alors nos mains commencent un ballet qui valse autour de ce cul offert, on se croise, on s’échange, on pénètre, on sort. Je n’ai qu’une envie : la posséder, la prendre, la bousculer.

Laure vient s’allonger entre nos deux corps brûlants. Hugo va craquer, c’est sûr. Mon imagination déjà me fait mouiller quand Laure nous demande, avec son air anodin, si on arrive à dormir. Sans attendre de réponse, elle embrasse Hugo et me caresse. Déjà la situation m’excitait, mais sentir son corps s’offrir me fait davantage d’effet. Nos doigts se baladent sur son corps : devant, derrière. Je croise les mains d’Hugo, on se partage ce corps parfait, offert, qui soupire de volupté. Elle se tortille entre nous, ses courbes dansent sous nos caresses. Elle nous embrasse chacun notre tour. Puis elle s’arrête et semble vouloir autre chose. Je la sens préparer une offensive avec Hugo.

Je pourrais jouir avec leurs doigts mais je veux plus. J’arrête nos mouvements, prends le sexe d’Hugo dans ma main puis le place entre mes fesses. Je veux qu’il me pénètre derrière. Il entre doucement en moi. Une fois complètement passé, nous montons sur Marlène. Je sais qu’elle peut jouir comme ça, mon sexe contre le sien. J’en profite pour rentrer ma langue dans sa bouche, et mordre ses seins.

Alors que je ne tiens plus, Laure s’arrête et prend mon sexe dans sa main. Elle l’amène à son cul. Elle veut que je rentre par là. Je m’y glisse petit à petit, avec une fougue contenue. Elle se hisse sur Marlène. Son anus se donne peu à peu. Quand je suis complètement pris, elle me souffle « plus fort maintenant ». Ma fougue se libère et j’y vais à fond. J’ai deux femmes en dessous de moi, et quand je donne des coups de rein, j’ai l’impression de les traverser toutes les deux. C’est moi qui donne la cadence.

Quand Hugo la pénètre par derrière, je redouble d’excitation. Elle monte sur moi, sa bouche dans la mienne, son sexe qui se frotte sur le mien. Leur deux corps pèsent sur mon clito et me donne du plaisir. Cette situation m’excite au plus haut point. Elle est prise en sandwich et à chaque coup d’Hugo, mon sexe reçoit du plaisir.

Je réclame à Hugo des coups plus forts. A chaque butée, j’ai l’impression d’être homme et de pénétrer Marlène. Nous sommes en cadence, tous les trois, sur le même rythme. Nous ne faisons plus qu’un. Je suis à la fois homme et femme. Comme si Hugo me prêtait son sexe. J’ai autant de plaisir à me faire pénétrer qu’à pénétrer Marlène grâce à Hugo.

Laure nous lance des mots : j’adore, vas-y, plus fort, t’aimes ça hein, cochonne ? Je les secoue avec mon sexe. Les mots m’excitent. Je sens qu’elles aiment ça toutes les deux. C’est Marlène qui pousse un râle la première, elle jouit. Puis lorsque je n’y tiens plus, je le dis à Laure qui laisse échapper un cri, qui dure, qui s’amplifie, qui augmente. Marlène lui colle la main sur la bouche pendant je lâche ma jouissance à l’intérieur.

Quand elle me dit des mots crus, je jouis, écrasée par le poids de son audace. Doux. C’est l’adjectif qui me vient en tête lorsque mes yeux se posent sur les corps endormis de mes deux compagnons de nuit. Un partage de corps. Moi qui pensais qu’une partie à plusieurs était quelque chose de sauvage, de brutal.

Doucement, nous nous dégageons de ce méli-mélo pour nous endormir un peu, collés les uns aux autres. En pleine nuit, Hugo se réveille et me caresse. Marlène dort. Nous sommes en duo cette fois-ci. Il guide doucement ma bouche vers son sexe. Je suis une femme objet et j’aime ça aussi. J’exécute ses désirs. J’avale son sexe avec passion, le lèche, le pince. Il pousse sa verge au plus profond de moi et y dépose son désir. A peine reposée, je sens une main dans mon dos. C’est Marlène qui réclame. Excitée par nos ébats, nos bruits, nos halètements. Elle veut son dû. Je me retourne pour la caresser. Je change de costume. Lui s’installe pour s’endormir, libéré de son désir. Je me retourne et deviens mâle. Elle devient ma femme objet. Alterner le tendre et le sauvage. Je la caresse longuement avant d’arriver à son sexe. Ca lui plait. Elle frissonne. Quand ma main finit par se poser fermement sur son sexe, il est trempé. Ses fesses bougent toutes seules. Je lance juste des pressions à intervalles réguliers. Je lui murmure : vas-y, lâche-toi. Je suis enfin macho. Mes mots libèrent un flot chaud à l’intérieur de son sexe. Je sens le rythme s’accélérer, mes doigts entrer en elle tout naturellement. Elle contrôle le va et vient. Elle jouit en poussant un râle que je reconnais, ralentit, garde un temps ma main sur son sexe puis vient se blottir dans mes bras comme une enfant. Elle est tout fine comparée à lui.

Au réveil, Laure nous apporte un café et sourit en nous demandant : c’est quand vos anniversaires ?

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