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Cé Bé

Si je t'aime bien...

Si je t'aime bien, ce n'est pas seulement pour ton cul même s'il est une intarissable source d'inspiration.

A lui seul, il représente tout ce qu'un homme désire. Il est bien rond, accessible et joyeux. S'il avait des yeux, on se regarderait pendant des heures, je crois.

Si j'étais sur un champ de bataille et que tu te tenais devant moi, mon espérance de vie ne dépasserait pas cinq minutes. Mais je préfère mourir en regardant ton cul cinq minutes que de mourir en courant dans tous les sens et en agitant les bras pendant plusieurs jours.

Tout ce que je mange me rappelle ton cul et vice versa.

Ton cul me parle. Enfin… Façon de parler. De toutes les façons, l'expression corporelle est ma préférée. 

Son innocence reste à prouver. Mais si les faits sont avérés, l'effet sera la fessée.

Ton cul me botte, ton arrière-train me transporte aux confins de nuits sombres et sensuelles. Je me dresse à lui… Pardon, je m'adresse à lui : « fais de moi ton seul passager ».

Ton cul t'appartient. Et pourtant, il semble jouir d'une indépendance toute particulière, d'une admirable liberté de mouvement comme s'il était un lien entre ton plaisir et mon plaisir. Oui, c'est ça. Ton cul est un diplomate assermenté, un pays neutre aux collines arrondies.

Ton cul est une butte de luxe, un mont d'or, une falaise aux pans "à brutes" qu'il faut savoir ménager si l'on veut en gravir l'esplanade. 

Il m'exaspère et il m'inspire. Ton cul est le suffixe de ma raison, l'aliénation insidieuse de mes sens. Il m'asphyxie, me sert, sublime l'instant puis me libère.

Tu l'auras compris. Si je t'aime bien, ce n'est pas seulement pour ta personnalité.

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