LeManifestePédant #0 - Les Moleskines - Dans Paris

dyonisos

Carnet de voyage numéro zéro - Colonel Fabien #lemanifestepédant

J'entends déjà les sarcasmes et la cécité des "vrais" lecteurs: ceux qui revendiquent lire Proust+Zola+Desracinesetdesailes. Bien-pensance d'un lectorat historique et poussiéreux qui dévore sans conviction les feuilles usées de la littérature française. L'écriture serait conscrite à un bureau rempli de naphtaline, l'écrivain seul face à sa feuille dans une pièce et le lecteur réduit à lire pudiquement les pages, le doigt mouillé.

La lecture m'emmerde tant elle est raisonnable, convenue et exclusive. Lisons putain! Partout, en picorant, en la prenant en dose comme les camés de Stalingrad, en shooter comme les camés de Beaubourg, en trace comme les camés de Passy. L'écriture doit aussi sortir de son vase clos et s'engouffrer partout, façon bobo, doit noircir des Moleskine, façon "Sur la Route", mais dans le métro. La fantaisie dramatique et angoissée d'un Paris agité, Swag, quelque part entre le tout-intellectuel et la toute-vulgarité peut aisément se substituer à l'emphase d'une Amérique qui jouit, qui bande, qui se découvre dans les années 40.

Paris sera la scène de ce nouveau théâtre sans fard mais lardé de paillettes. Le champs des possibles est vaste tant l'encre est infinie. Elle imbibe le Moleskine qui traine dans Paris, instagram des instants et les livre à qui-veut. Brutalement. Fidélement.

A suivre:

Carnet de Voyage numéro un - Cité #labouteillequifaitrire

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