Pénombre...

arkhaam

Seul dans la pénombre, me voyez-vous trembler?

 A l'espoir de vos rires se confond toute ma peine,

Puisqu'un seul de vos gestes est assez pour aimer,

Je m'inflige, amoureux, l'enfer de votre règne.

J'ai souvent murmuré aux démons de mes nuits,

Le supplice qu'ils exigent, la frayeur malvenue,

Mais je reste insensible et ne craint que l'oubli,

Que votre âme assoupie ne me soit revenue.

Au nouveau compagnon qui martyrise mes nuits,

 Je soumets, malheureux, le doute de vos pensées,

Ce silence insensé qui dérobe sans répit,

Le seul amour voulu qui me fait vous pleurer.

Mais de vos douces grimaces, celles qui, tant, me dévorent,

Il me reste l'image qui jamais ne me quitte,

Et vos yeux somptueux seraient l'unique effort,

Qu'il me faudrait tenir pour que mon cœur subsiste.

Report this text