Perdition

Patrice Saucier

PERDITION

 

La sarabande lointaine

De mes désirs fiévreux de toi refoulés

Dans le chinouk des incertitudes trompées

Ivresse lubrique de survie

Mal gréyée dans la bise qui déssoule

Comme une bête à grand queue traquée

Qui vous sent le sang et qui vous reluque

Ciel sans lune sans étoiles

Sans repères qui vous souffle l’esprit

Hors des égarements

Ciel sans lune sans étoiles

Qui hiverne votre âme

Jusqu’à sa mort

Maudit creux

Dans le gel rafalé

Que Dieu te bénisse

Ou que satan te défriche


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