Restée plantée la

louve-blanche

Tu ne vois rien venir dans ces moments là,

Ni l'obscur dans ses yeux bleus

ni la violence dans ses bras

Ses paroles qui te bercent,

tu les bois,

tu es assoiffée 

Tu les avales sans un mot

Pire tu les crois

Le manque d'amour est un drame

te soumets

t'allonges pour deux doigts d'attention

Et stupide tu y crois,

Petite chatte à l'agonie

Tu ronronnes a en faire vibrer les barreaux du lit

Tu es heureuse 

Au réveil tu jubiles 

Perdue dans ta litière 

tu admires les dégâts 

Un baiser volé

Un au revoir léger 

Et tu regardes la scène 

Tu la connais

Tu ne ronronnes plus petite chatte

Tu pleures

Comme vestige d'un amour

il ne reste que ces draps sales

 Ce corps inutile

Ce sourire stupide, poli, blasé.

Tu t'es bien fait baisée.

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