Rêve nostalgique

zetay

"Fermant les yeux, allongée sur ma chaise longue à l’ombre du parasol, un livre reposé sur moi, le chant des cigales m’entrainant dans les bras de Morphée pour une petite sieste reposante, c’est ainsi que je me trouve dans un petit patelin dans le Sud de la France. L’air est chaud et lourd mais les rayons du soleil essayant tant bien que mal d’atteindre le bout de mes pieds est tellement agréable que j'accepte volontier qu'ils viennent me chatouiller. Je me laisse doucement bercer et entrainer dans un sommeil léger, profitant du temps et de mes vacances bien méritées. J’entends au loin les rires des enfants s’amusant dans leur piscine, jouant avec leurs bouées et autres jeux d’été, les aboiements des chiens, heureux de jouer enfin avec les tuyaux d’arrosage et le gazouillis des oiseaux.

Quelques heures passent, le soleil commence à descendre, annonçant déjà le milieu de l’après-midi. Je me réveille tranquillement tout en m’étirant et en baillant. Je regarde un peu le jardin, un grand jardin à la pelouse verte mais dorée par endroit par un soleil parfois trop agressif et les arbres immobiles par l’absence du moindre souffle de vent.

La chaleur, les cigales, les lézards grimpant incognito sur les murs ; tout cela m’offrait, en plus, une paix intérieure qu’aucun autre endroit dans le monde ne pourrait m’offrir. Toute cette ambiance me fais aimer le sud, me donne envie d’y rester à jamais. J'aime cette région, ce village, cette ambiance, elle est une partie de moi, et le restera à jamais.

Je me lève un instant et me promène dans l’herbe, pieds nus, en regardant le ciel et les nuages qui passent se promenant doucement, ne cachant jamais la vue du soleil estival, tout en faisant passer les brins d’herbes entre mes orteils, leur offrant un peu de fraicheur. De retour sur ma terrasse, je retourne m’allonger sur ma chaise et, reprenant mon livre, je me plonge de nouveau dans l’histoire d’Hamlet, à l’ombre de mon parasol, toujours bercée par le chant incessant des cigales."

Et soudain, je me réveille, dans un lit bien douillet, au chaud. C’est les pensées encore embrumées que je me remémore avec plaisir mon doux rêve, celui d’une après-midi normale, au soleil, sur ma terrasse dans le Sud. Et bien que je sois loin de ma région d’origine, je garde au fond de moi ce petit morceau de chaleur et le chant des cigales.

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