Sorry Angel, sorry so

julia-rolin

Dernier opus GRATUIT de nouvelles autour des photos de la série The Pollaroïd Life de William Tinchant.


Pour le téléchargement gratuit : https://goo.gl/M8Dc8T



Nan mais hé ! Il faut reconnaître qu'on doit presque tous avoir un ego quelque peu surdimensionné pour oser imaginer que les autres vont gober les histoires qu'on leur raconte, non ? Si je vous dis ça c'est parce qu'on est entre nous. Nous écrivons, nous aimons ça mais nous hésitons parfois à lire les autres.

Récemment par exemple, le roman d'un auteur pourtant habile et cultivé qui avait imaginé une intrigue dans laquelle j'ai sauté à pieds joints m'a fichue hors de moi. À tord ou à raison, je trouve quelquefois beaucoup de talent gâché par des tas de raisons pas toujours objectives. Mais là, je l'ai lu parce que c'était bon mais s'il avait été à côté de moi, je lui aurais tapé sur le crânium avec son bouquin : Alors que le héros était fascinant, le narrateur lui, ne cherchait qu'à m'en mettre plein la vue. Prends-moi pour une cruche et ducon ! l'imparfait du subjonctif couplé à 15 mots que wiki doit m'expliquer dans le même paragraphe, si c'est pour rire, ça va sinon ça me gaaaave !!! Est-ce que je lisais à l'époque Umberto Ecco ou aujourd'hui Alessandro Baricco avec un dico à côté ?! Hein ! Non mais !

Enfin ! Tout ça pour vous dire qu'on est sur WLW et pas sur une revue littéraire. Et aussi que je n'ai aucune légitimité à commenter le livre que j'ai dévoré hier soir mais que je le fais quand-même parce que j'ai passé un bon moment et que je serais heureuse de le faire découvrir à ceux qui l'ont raté :

Il a pour titre une chanson de Gainsbourg, Sorry Angel, sorry so. Je me suis laissée emporter ailleurs grâce au talent des auteurs qui livrent chacun leur propre vision d'une photo. Je me suis identifiée à chacun des héros, si si !;-) vous savez, je suis... Charlie, je suis pédé, je suis... ça ne veut plus rien dire, alors je me permets de continuer le galvaudage.

C'est malin les angles pris par ces auteurs talentueux. Normal, c'est diabolique !  Ce 6ème livre a 6 nouvelles de 6 auteurs de WeLoveWords : william tinchant, wic, liselotte, blonde thinking on sundays, wen et mysteria. Leurs bios et les liens vers leurs œuvres sont à la fin du livre et Karine Géhin explique le concept dans la préface. Les liens vers les téléchargements des premiers volumes sont sur la page de Wic.

De profundis – William Tinchant – Je suis déjà tombée de haut et je me suis déjà brûlé les ailes, mais je suis quand-même mal barrée pour m'identifier au Lu de Will, mais l'histoire m'a fascinée. Il nous a concocté un thriller vu sous un angle peu habituel, qui pourrait n'être que l'extrait d'une saga qui fait froid dans le dos. Sa photo lui a inspiré des personnages dont je ne sais rien dire sans spoiler son histoire. Sauf peut-être qu'il nous emmène où il veut, Will ! Jusqu'à nous faire avoir de la compassion pour un personnage inquiétant.

Dia de mentiras – Wictorien Allende – Je suis cet auteur à succès, prêt à tuer l'ersatz de geek qui rentre dans ses fichiers. Il rumine sa vengeance jour et nuit et Wic arrive à le rendre sympathique. Je suis surtout ravie chaque fois que j'entends le moindre mot en portugais... saudade, saudade. Madère, cette île aux fleurs qu'il peint si bien est le cadre où vit Angel...


Pierre et papillons – Roselys DesDunes – Je suis Julien, 22 ans au chomdu. Comme tous les héros de Lyse, il a pourtant envie de croquer la vie à pleines dents. Mais il accepte un drôle de deal pour fuir Placide et Museau, comme il surnomme ses parents. La parabole que cette terrible statue de la photo inspire à Lyse est servie de sa plume drôle et délicate

Ce genre de choses – Claire Larquemain – Je suis Marine et le désespoir qui la submerge. A cause de la décision qu'elle a eu le courage de prendre, elle se sent comme cette statue «  Un ange suspendu, comme crucifié dans le néant, terriblement triste et déçu ». Claire ose aborder un sujet qui dérange et mettre des mots sur une souffrance indicible.


Ouvre les yeux – Wen Saint Clar – Je suis Christophe, le protagoniste de l'histoire de Wen. Je ne peux pas vous dire pourquoi, mais « il pleura tellement fort que même la pluie et le vent renoncèrent à le déranger ». La photo représente pour Wen, l'avatar foudroyé d'une divinité hindoue représentant la part de ténèbres et de colère en chacun de nous.


La carte postale – Karine Géhin – Je suis Agnès, manipulée par un homme qui est un goujat ordinaire avant de devenir un monstre peu à peu. Enfin, je suis parce que je vais où l'auteure m'emmène, sauf que moi je suis certaine qu'il aurait mangé le bourguignon-frites par les trous de nez ! Karine peint une héroine un peu crétine au début, mais on comprend très vite à quel point elle est en danger. Le choix du titre est une évidence quand on a lu ce drame qui clôt brillamment la série.

J'espère vous avoir donné envie de découvrir le travail de cette fine équipe qui je crois, mijote déjà autre chose.

  • Je pouvais pas ne pas te laisser un clin d'oeil...
    M.E.R.C.I de nous suivre, d'avoir lu et surtout de laisser une trace avec tes commentaires (c'est tellement rare en fin de compte d'avoir de vraies lectures :-).
    A très bientôt.

    · Il y a presque 2 ans ·
    Ob 6e9c97 419489 101850993277061 122149641 n

    wic

  • Bon ben ça tombe bien, je ne savais pas quoi lire ! Merci Julia pour ce partage aussi généreux et haut en couleurs que toi. Bises ; )

    · Il y a presque 2 ans ·
    Ananas

    carouille

    • Ah! ça me fait plaisir de t'avoir donné envie de les découvrir ces nouvelles.

      · Il y a presque 2 ans ·
      Loin couleur

      julia-rolin

  • Merci pour ce partage Julia, comme toi je recommande ces auteurs de talent dont j'apprécie le suspens...

    · Il y a presque 2 ans ·
    Version 4

    nilo

    • C'est ça ! je me suis faite avoir chaque fois par la chute ;-)
      C'est bienveillant ta présence Nicole, merci ;-)

      · Il y a presque 2 ans ·
      Loin couleur

      julia-rolin

    • C'est très gentil Julia ;-) Autant pour toi ! Bise

      · Il y a presque 2 ans ·
      Version 4

      nilo

Signaler ce texte