Souvenir du Mexique

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SOUVENIR DU MEXIQUE             

Je me souviens encore lorsque l'avion s'est posée lentement sur la piste d'atterrissage de l’aéroport lors de mon premier voyage vers la destination du Mexique.

À travers le hublot, je voyais tout près, venir vers moi, la mer turquoise onduler ses vagues sur la plage de sable dorée qui appelaient les vacanciers à la détente et aux riches distractions. J'arrivais au paradis des bikinis !

Je buvais des boissons exotiques et mangeais les petits fruits du pays tout près des cocotiers en compagnie des perroquets multicolores qui semblaient rire de nos gueules dépaysées.

Un soir, j'ai mangé un mets régional. Ça croquait un peu trop en bouche, après examen de la chose, je constatai que c'était ''des cafards frits.'' Stupéfiée, la surprise m’a glacée sur place…

À peine trois jours d’intense fébrilité vécue, un gros mal de ventre se pointe à l’horizon et vous devinez la suite? La turista venait de me frapper comme un éclair violent dans une nuit de profonde négritude.

Se tenir les jambes croisées ne suffisait pas à faire passer l’intensité du virus et profiter quand même de la douceur de la plage et de ses plaisirs divins.

Entre la course vers Blanche la toilette, et mon lit, je mangeais de grosses tomates pour recouvrir la forme physique et laisser tomber le masque des grimaces de douleurs.

De retour à la plage, je revoyais le soleil deux jours plus tard, avec un air blême et un corps quasi déshydraté à trop être purgé.

Dure, dure de reprendre les réjouissances de la vie en voyage après ça !

Visage tourné au soleil pour reprendre des couleurs humaines, je ne m'étais pas aperçue que la branche de palmier qui me servait de parasol était trouée un peu partout et laissait filtrer des jets brûlants.  J'enlève mes lunettes teintées à peine cinq minutes plus tard, et hop ! J'ai deux ''cercles blancs'' imprimés autour des yeux. Je dirais même plus, à reflet ''fluo'' lors de soirée dans les bars.

Décidément, mon visage diffusait deux yeux qui renvoyait l’image du ‘’raton-laveur`` sur la plage pour terminer ma semaine de vacances. En tout cas, je ne passais pas inaperçue…

Néanmoins, j'avais un petit sourire, je n'étais pas la seule qui ressemblait à un ‘’raton-laveur’’ dans l'avion lors du voyage de retour. 

Les petits aléas de voyage font rire à bien y repenser, mais bien plus tard !

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