Tu...( 233 )

Jean Marc Frelier


Plan-séquence...


Tu t'apprêtes à la vitalité des couleurs

comme si le printemps n'était plus un intervalle

comme si les jours éteints recelaient

sous leurs couvercles étanches

un genre de pépites miraculeuses

si charnelle l'eau du pommeau t'a lissée de désir

et tes effluves de jasmin bientôt t'accompagneront

jusqu'à lui qui fait ton coeur pulser

les sangles douces de tes courbes s'épanouissent

de leurs transparences soutenues

et ta robe frappée de perroquets malicieux

“ derviche “ l'ondulation arborescente

de tes épaules impatientes

une touche à lèvres un “smac” d'aguiche

tes mains aux mèches

et la grimace taquine de ton miroir

sifflant à l'italienne te parfont

tout à l'heure son sourire plantureux

prendra la forme d'un papillon docile

entre tes bras vertigineux

aucune nuit ne s'inspire jamais des mauvais jours

où que tu ailles ton ombre effrayée

n'ose déjà plus te franchir

parce qu'aujourd'hui seule te précède

la lumière qui t'y mène

t'écrivant à ce comble heureuse

pourquoi m'attarderai-je sur les noirceurs qui dévastent

sur les couteaux  dans la plaie

à tout prendre je préfère sublimer

vos splendeurs qui s'unissent

il sera bien temps des fins impitoyables

pour l'heure l'amour prime dans tous ses chavirements

alors que ta porte tinte je m'efface d'une politesse

prétextant un oubli

pour vous laisser l'un  l'autre

magnifiques et intimes

lumineux comme l'été...



jean-marc frelier 27/10/2016 (ev )

“ chants immatures “

copyright exclusif

Dédicace : Mme Emily Dickinson

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