Aimez-Vous et les 9 autres Commandements

El Mimomandes

Critique de l'album "Les Dix Commandements" tiré de la comédie musicale éponyme.

Année 2000, période juvénile. J'ai 8 ans et si mon père m'a acheté une place pour l'accompagner voir Les Dix Commandements, c'est un peu pour parfaire mes cours de catéchisme. Mais c'est bien une leçon de vie à laquelle je vais avoir le droit ce soir là. Ma virilité insensible va prendre un coup là où ça fait mal et les mélodies du brillant Pascal Obispo vont ramollir mon cœur et décider de mon orientation : je serai romantique.

 

L'album paru fin 2001 est un concentré de tubes comme seul l'homme au sourcil balafré sait en pondre. Les textes parviennent étonnamment à égaler les mélodies. Les problèmes qu'a connus le prophète Moïse en font le plus moderne des hommes de l'Antiquité et trouvent une résonnance dans nos histoires à tous.

 

Le triangle amoureux se fait un somptueux triangle de voix dans « Le Dilemme » qui nous ramène à nos échecs sentimentaux qui ont été des victoires pour d'autre. Il arrive pour nous tous de vouloir baisser les bras un jour et d'interroger notre condition d'homme mais jamais avec la puissance de « La Peine Maximum ». On a tous perdu un « frère » de cœur mais seul Moïse et Ramsès trouvent les mots qui nous ont manqué dans ces moments-là.

Enfin, après nous avoir faits revenir sur le passé, l'album ne se clôture pas mais s'ouvre sur l'avenir avec la voix démesurée de Daniel Lévy qui nous invite à donner « l'Envie d'aimer ».

 

Mission accomplie pour un de ces albums qui a donné l'envie d'aimer à toute une génération.

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