Ambivalence...

giloube

Attention, mes mots pourraient jouer des tours à votre imagination : seule la fin vous libérera.

J'éclusais ma solitude dans ce bar branché où des couples et des célibataires cherchaient l'aventure ou le grand frisson. J'allais partir lorsqu'il s'assit à côté de moi. Presque aussitôt, il engagea la conversation sur des banalités, comme souvent. La quarantaine toute fraîche, ses mains lisses et ses yeux bleus le rendaient craquant. A sa main gauche, une alliance.
- Marié
- Oui
- Frustré ?
- Non, en recherche de nouvelles sensations

La caresse de sa main sur ma cuisse a fini de me faire fondre et nous partîmes chez lui. Pendant le trajet, je m'occupais de son entrejambe. Son pantalon de marque ne tarda pas à se tendre, ce qui augurait d'une nuit très chaude. Moi-même, je commençais à avoir le feu qui me montait... aux joues.

A peine entrés dans son appartement, il me plaqua contre le mur. Son sexe se colla contre le mien et sa langue entra dans ma bouche tel un serpent bondissant sur sa proie. Je l'accueillis goulûment, longuement et décidai de lui offrir ce qu'il attendait.

Je me dégageais de son étreinte et me mis à genoux. Je défis la ceinture et descendis lentement son pantalon. Ses mains s'accrochaient à mes cheveux pendant que je le faisais languir. Enfin, je libérais son membre déjà bien raide et l'embouchais avec gourmandise alternant plaisir du cornet de glace et dégustation de banane.

Nous nous retrouvâmes sur son lit où il entama une longue séance de supplices : il me suça le bout des seins avec raffinement, s'attarda sur mon pubis épilé de frais (les hommes adorent ça) en limite de mon string qui ne résista pas bien longtemps sous ses jeux de langue et de mains. Mon sexe était en ébullition.

Soudain, il me retourna et lécha mon petit abricot : un vrai plaisir. Après ces préliminaires, ses mains me lâchèrent et j'entendis la déchirure de l'emballage du préservatif puis le bruit du flacon de gel. Un doigt, puis deux, comme un avant goût de la suite et son corps qui s'allongea sur le mien. 

Il écarta mes fesses fermement puis son membre pénétra doucement mon tréfonds. Ce n'était évidement pas le premier que je recevais ainsi, mais chaque fois je savourais chaque centimètre de ce mélange de plaisir et de douleur avec la même délectation. Son mouvement s'accéléra pour imprimer un va et vient vigoureux et tendre. La nuit allait être longue...

Allongé sur le côté, toujours pris par l'arrière, j'entendis le bruit d'une porte, les talons d'une femme sur le parquet et son visage apparut, magnifique, comme sa silhouette gainée d'une robe fourreau. La lubricité de son regard ne laissait aucune ambiguïté quant à son intérêt pour nos corps emboîtés, ma nudité pleine de désir s'offrant à ses yeux verts.

Mon amant arrêta son mouvement tout en restant en moi, glissa sa main droite vers mon bas ventre qu'il ne se lassait pas de caresser :
- Je crois que nous sommes prêts à t'honorer, dit-il à sa femme, en imprimant un mouvement de haut en bas à ma verge dressée comme un mât de misaine, alors que de longues jambes gainées de soie s'approchaient déjà de ma bouche gourmande...

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