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Synopsis

Elevée dans la haute bourgeoisie New Yorkaise, Judith mène une vie d’étudiante tranquille à Harvard. Née d’un amour improbable entre un israélien et une palestienne, tous deux réfugiés aux Etats Unis et devenus diplomates, elle vit dans un univers complètement laïc et ne connaît que peu de choses de ses origines. Ses parents, mystérieux et toujours en déplacement, ne lui parlent que pour s’assurer qu’elle ne manque de rien. Son tempérament de feu commence à s’ennuyer de sa vie de paillettes, jusqu’au moment où sa vie bascule. Ses parents sont victimes d’un terrible attentat à l’ONU, interprété par les médias comme une tentative de freiner le processus de paix au Proche Orient, dont les parents de Judith sont l’un des emblèmes.

Le chagrin et le choc laisse alors rapidement place à une colère sourde et implacable chez Judith. Elle arrête ses études, vend tous les biens de ses parents à New York, et utilise leurs relations au Proche Orient pour s’infiltrer au cœur du Mossad, les services secrets israéliens. Son but : mener elle-même l’enquête pour découvrir les responsables de la mort de ses parents. Immédiatement repérée pour sa détermination sans faille, ses aptitudes physiques exceptionnelles, sa sensualité ravageuse et sa maitrise de l’arabe, elle devient rapidement l’une des agents secrets les plus actives du Mossad. Indifférente à toute question politique ou religieuse, elle est prête à tuer froidement n’importe quel opposant, quel que soit son camp, pour obtenir les informations qu’elle désire. Sa hiérarchie réalise peu à peu que Judith mène ses propres missions de son coté, sert ses propres intérêts et n’a aucun engagement envers l’Etat israéliens. Les rumeurs courent à son sujet que son goût pour les hommes charismatiques la pousserait à entretenir plusieurs liaisons avec des leaders politiques de l’opposition palestinienne. Devenue gênante, ses collègues l’évincent du Mossad et tentent de l’éliminer. Elle passe alors du coté des services d’informations palestiniens, mais se fait capturer lors d’une intervention militaire au QG du Hamas.

Elle rencontre alors le jeune général israélien Avi, dont elle tombe amoureuse après une torride nuit de combats et d’ébats.

Judith va alors découvrir que bien au-delà de son métier d’agent secret et même au-delà de l’explication de la mort de ses parents, son expérience au Proche Orient est en fait une quête d’elle-même, de son identité et de ses racines.

Description du personnage

Depuis que je suis ado, les hommes disent de moi que je suis un avion de chasse. Les pauvres, ils ne croient pas si bien dire.

J’ai 22 ans, et je suis un cliché. Celui de la  jeune fille new yorkaise des beaux quartiers qui a tout pour elle. Et sans aucune prétention hein, c’est juste la vérité. 1m74, toute en seins, en fesses et en longues jambes. Toutes les têtes se retournent sur mon passage et j’adore ça. Je suis brune, brune comme la nuit. Je fais  partie de ces brunes chez qui tout était brun et chaud, les cheveux, les yeux, les lèvres, la peau. J’ai une abondante cascade de boucles sombres que je porte comme un casque envoutant autour de mon visage fin et typé. Mes yeux sont  noirs immenses et en amandes, ils brillent d’un drôle d’éclat lunaire, parfois inquiétant paraît-il. Je ne sais pas d’où vient ce reflet. En tout cas, personne ne peut jamais savoir ce que je pense. Tu ne sauras jamais si je t’aime ou pas, si je rie avec toi ou si je me fous de ta gueule. Bref, je suis magnifique.

A Harvard, j’étudiais les sciences politiques mais sans trop de conviction. Parce que moi, j’ai deux passions. Les arts martiaux et les concours de beauté. Et ouais, du jamais vu. Ca peut sembler contradictoire mais moi je trouve que ça va très bien ensemble. Dans tous les cas, il faut gagner grâce à son physique. Séduire et vaincre, pour moi c’est presque pareil. Moi ce que j’aime dans la vie, c’est sentir que ça résiste, puis sentir l’autre céder. D’ailleurs j’ai oublié une autre passion : j’adore faire l’amour aussi.

Mais revenons-en à ma passion pour les arts martiaux. Depuis toute petite, je suis super entrainée au krav maga, une méthode d’auto-défense israélienne. D’ailleurs en hébreu krav maga, ça veut dire combat rapproché. C’est excitant, non ? Mais à l’époque mes parents voyaient pas ça comme ça, ils avaient juste peur que je me fasse kidnapper.

Il faut savoir que mon père est israélien et ma mère palestinienne. Ils se sont rencontrés à un barrage militaire, en pleine intifada. Le genre d’histoire qui n’arrive que dans les films.

Il faisait son service militaire, et devait contrôler  les palestiniens qui passaient la frontière.

Ma mère est arrivée au barrage, avec un énorme sac rempli de livres. En fouillant ses affaires, la militaire israélienne qui la contrôlait  les a tous fait tomber. Ma mère était une bombe paraît-il. Pas une bombe humaine qui se fait exploser dans le camp adverse, non, une vraie bombe sexuelle. Mon père s’est alors précipité pour ramasser ses livres. Pacifistes et idéalistes tous les deux, ils auraient parlé politique pendant des heures et ne se sont plus jamais quitté. Ils sont ensuite partis vivre aux Etats-Unis pour travailler à l’ONU. Enfin, soi-disant. Moi, ils ne m’ont jamais parlé de rien, c’est dans les journaux que j’ai lu cette histoire. Yoni et Leïla, le couple de la paix. Mes parents étaient des stars, de véritables icones du processus de paix au Proche Orient. Je ne les voyais jamais, toujours en déplacement à gauche à droite.

Ce n’est pas aujourd’hui que ça va changer, car mes parents  sont morts. Cela fait un mois. Je ne vais pas me laisser abattre. Par contre, je suis bien décidée à abattre les connards qui ont fait ça. J’ai infiltré le Mossad depuis peu, et je suis agent secret pour eux. Ce métier me va comme un gant.

 

Scène érotique

Gardée par deux gorilles, Judith était solidement ligotée sur une chaise. Autour d’elle, une salle aux allures de bunker, aux murs verdâtres, sans aucuns meubles, avec des barreaux aux fenêtres. Son débardeur blanc trempé de sueur se collait contre sa poitrine bombée, laissant deviner deux jolies petites perles tendues par la peur et l’excitation du combat à venir.

« Avi va arriver, reposes-toi bien petite pute, tu vas voir ce que tu vas prendre» lui lança un des gardes, sur un ton mi-amusé, mi-menaçant.

« Ta gueule toi.» répondit Judith sur un ton insolent et impatienté, tout en levant les yeux au ciel./. Puis, réfléchissant une seconde et changeant de ton : « Et toi, regarde ce que tu prendrais si tu me détachais… » lui susurra t-elle soudain d’une voix doucereuse, en passant outrageusement sa langue sur ses lèvres pleines.

Décontenancé et tenté de céder à la tentation, le gorille regarda son complice qui lui fit non de la tête. Il se reprit alors, et leva la main vers Judith pour la gifler violemment.

C’est à ce moment là que le jeune général Avi arriva.  « Arrête ça toute suite, » ordonna-t-il à son subalterne de sa voix puissante et sans appel. « Tu n’as pas à la frapper, je suis le seul à avoir le droit de faire ça, c’est bien clair ?

-          Oui, chef.

Judith dévora l’officier du regard. Pour une fois, elle se sentait impressionnée par un homme. Non seulement Avi était autoritaire à souhait, mais il était aussi beau à tomber. Elle eut immédiatement envie de grimper sur ce torse massif, de lécher cette peau mate de pain d’épice et de s’enfoncer dans ses yeux, bleus et dangereux comme la mer Rouge. « Ils ressemblent tous à ça les israéliens ? J’aurais mieux fait de venir plus tôt, juste pour les vacances. » se dit-elle.

Il s’avança alors vers Judith, et saisit son petit visage dans ses mains.

« Alors comme ça tu essaies de profiter de mes otages ? Dire que tu aurais pu l’abimer avant même que j’ai eu le temps de l’utiliser. » dit-il en souriant, dévoilant un sourire carnassier. « Dégagez maintenanant ! Laissez-nous. »

Les deux gardes sortirent en ricanant.

« Alors à nous deux beauté….Apparemment je dois te faire parler…C’est dommage, j’ai pas l’habitude de torturer de si jolies files. »

-          Eh ben il va falloir t’y habituer, petit. dit-elle, le provocant du regard.

-          C’est moi que tu appelles petit ? T’as pas froid aux yeux dis donc, tu m’as l’air bien en forme pour une petite victime. Je t’ai vu faire des avances à mes gardes. Comment tu t’appelles ?

-          Judith.

-          Judith ? Tu es juive ? Pourquoi tu essaies de tuer mes hommes, je ne comprends pas ?

-          T’occupes.

-          Ok ma jolie, il va falloir utiliser les grands moyens.

Judith n’avait pas peur. Elle avait été formée à résister à la douleur lors de son entrainement au Mossad et elle avait bien l’intention de se libérer dès qu’elle le voudrait. Elle avait déjà repéré un crochet tranchant dans le mur juste derrière elle, il lui serait facile de briser ses liens. Et de toute façon pas l’ombre d’un outil de torture.

Le général Avi s’agenouilla devant elle, et descendit tout doucement le débardeur de Judith, dévoilant ainsi ses seins, ronds et sombres comme ceux des femmes orientales. Il se mit à lécher soigneusement ses tétons pourpres déjà durcis, tout doucement pour commencer.

« C’est ça ta torture ? » ironisa t-elle , troublée. « Petit joueur, tu ne vas pas me faire parler comme ça. »

Ne semblant même pas l’entendre, il continua. Sa langue se fit plus insistante sur les seins de Judith, qui sentit monter en elle une vague de chaleur terrible. Elle était insensible à la douleur mais au plaisir certainement pas.

Il entreprit alors de la déshabiller complètement. Alanguie, presque hypnotisée, le corps de Judith n’avait aucune envie de se débattre, ses muscles ne lui répondaient plus. Elle se laissa faire docilement. Il défit les liens de ses chevilles, et lui retira délicatement son short, et ses dessous. Elle le vit pénétrer son visage entre ses jambes, et sentit cette langue démoniaque parcourir tous les recoins de son intimité, avec une précision et une fougue qu’elle n’aurait pu imaginer. Il la dévorait avidement, la dégustait come un prédateur sur sa proie.

Elle était tellement excitée qu’elle en avait presque mal.

« Assez, ça suffit murmura-t-elle. » Elle aurait été prête à tout pour qu’il arrête. Ou qu’il continue. Elle ne savait plus.

-D’où tu viens Judith ? lui demanda –t il doucement en relavant la tête ?

- Hum .. De New York. Mon père est d’origine israélienne et ma mère palestinienne. N’arrête pas s’il te plait… ». Elle perdait la tête, pourquoi racontait-elle cela ?

Il ajouta alors son index à cette langue ravageuse. Elle gémit pendant qu’il enfonçait profondément en elle un doigt, puis deux, puis trois.

-          « Que fais-tu ici ? Qu’est ce que tu cherches ? » lui chuchota-t-il alors.

-          « Je cherche qui a tué mes parents pendant l’attentat de l’ONU ! »

-          OK, la fille de Yoni et Leïla, je vois…

Il se déshabilla alors devant elle. Il enleva d’abord sa chemise, et se tient pendant quelques secondes ainsi, à demi-nu, contemplant Judith.  Ses épaules étaient puissantes et on devinait à travers sa peau caramel chacun de ses muscles de militaire. « Tu es vraiment sublime, une vraie bombe atomique, tu devrais être interdite. » Lui dit-il en débouclant sa ceinture et retirant son pantalon. Nu devant Judith, il semblait alors plus vulnérable. Reprenant ses esprits, et se remettant un peu de son excès de plaisir, elle se jeta alors sur le crochet et trancha ses liens d’un coup sec, sous le regard surpris d’Avi.

-« Tu as voulu jouer à ça avec moi ? Tu vas voir !» Et elle se jeta sur lui de toutes ses forces, le plaquant au sol. Elle grimpa à califourchon sur lui, et mit ses mains autour de son cou, tentée de l’étrangler»

-« Dis donc, tu es bien mouillée, j’ai bien fait mon boulot »

Il l’attrapa sous les épaules, la jeta par terre, et la chevaucha. Il la caressa partout pendant qu’elle se débatait, les seins, le dos, les fesses. Puis il s’éloigna un peu et tout en l’immobilisant d’une main, il pénétra fermement en elle. Le corps de Judith n’attendait que ça. Terrassée pas les vas et vient violents et profonds d’Avi, elle  sentit une étincelle germer dans le bas de son ventre. Sous l’effort, les veines épaisses qui parcouraient son cou et ses bras  étaient si gonflées que Judith le mordit. Il la gifla. Furieuse, elle reprit le dessus et lui fit l’amour férocement, ondulant sur lui de toute la force de son bassin, jusqu’à lui arracher des hurlements de plaisir.

Epuisés tous les deux, ils s’assoupirent côte à côte quelques instants. Puis Avi se leva, se rhabilla et proposa à Judith comme si de rien n’était.

« Ca te dit qu’on aille déjeuner ? Tu es libre, tu ne nous intéresse pas. Par contre, je sais qui a peut-être tué tes parents. »

Scène d'action

Judith était allongée sur le canapé dans une nuisette en soie rose, et des escarpins d'intérieur roses à plumes. Elle venait de se faire les ongles des pieds, en rose également.
A moitié endormie, on lui aurait donné le bon dieu sans confession. Elle n'en aurait d'ailleurs pas voulu, car elle ne croyait en aucuns religion.

Elle était dans le salon de Younes Charaf, l'un des leaders de l'opposition palestinienne. Elle l'avait identifié comme un élément potentiellement actif dans l'attentat à l'ONU grâce à ses bases de données du Mossad. Elle s'etait alors arrangée pour le rencontrer deux semaines auparavant  lors d'un gala de bienfaisance au profit de la Palestine à New York. Se faisant passer pour une innocente étudiante  américaine pro-Palestine à la recherche d'une interview pour le journal de Harvard, elle l'avait séduit en deux temps trois mouvements. Enfin un peu plus de trois mouvements...
Elle l'avait donc suivi dans sa résidence palestinienne pour mener l'enquête de plus près.

Tout à coup, Judith entendit un bruit suspect en provenance du jardin. Elle ouvrit immédiatement les yeux. Quelqu'un  était en train de limer la porte du jardin. Elle retira ses talons et s'approcha sur la pointe des pieds. Précision et discrétion, c'était un vrai pro.

Elle grimpa les escaliers à toute vitesse et enfila un short en jean et un débardeur. Pas question de se battre avec cette nuisette, elle venait de l'acheter. Elle regarda ensuite par la fenêtre. Deux soldats du Tsahal montaient la garde devant la maison, pendant que le troisième limait la porte.
"Trois seulement? Ça va être du gâteau!" se dit-elle réjouie. Cela faisait au moins deux semaines qu'elle ne s'était pas battue, cela la démangeait.

Elle commença par attraper une arme dans sa valise puis y renonça, se disant qu'un combat au corps à corps serait quand même plus sympathique.
Elle redescendit alors et fit mine de continuer sa sieste sur la canapé mais tous ses sens étaient aux aguets.
La porte fini par céder, et les trois soldats firent irruption dans la pièce.
Judith bailla et s'etira, avant de leur adresser un "shalom" enjôleur.
"Les mains en l'air! Oú est Younes Charaf? " aboyèrent les jeunes soldats, qui auraient préfère récolter quelques indices et partir bredouilles.
Judith prit un petit air perdu et haussa les sourcils.
Fouillez la maison!"
Deux soldats montèrent pendant que le plus jeune tenait Judith en joue. Souriante, elle profita d'une seconde d'inattention pour se jeter sur lui et lui envoya un violent coup de poing. Surpris, et ne voulant pas tirer, le jeune soldat ne broncha pas. Elle recommença alors. Exaspéré, le soldat se mît alors derrière elle, l'attrapa par la taille et lui tordit le bras en arrière. Elle se mît à crier, juste pour lui faire plaisir, avant de cambrer son dos d'un coup sec. Le jeune soldat fut éjecté à terre plusieurs mètres plus loin, comme d'une mauvaise chute de cheval.
Alarmés par ses cris, les deux autres arrivèrent. Judith prit son élan, s'élança en l'air et frappa l'un puis l'autre au niveau du plexus Les deux s'écroulèrent au sol. Voyant que le plus jeune soldat la visait avec son arme, elle récupéra en un éclair son escarpin qui trainait, et le lui envoya avec une force incroyable. L'escarpin se planta dans la main du soldat qui hurla de douleur. Profitant de sa faiblesse, elle le désarma. C'était désormais elle qui tenait en respect tous les soldats.
"Bon les mecs, c'est pas que je m'ennuie mais j'y vais. Bye bye!" ironisa-t-elle.  Elle leur envoya un baiser de la main et sortit à reculons.
Puis, le trou noir. Un sac s'abattit sur sa tête. Elle sentit l'odeur âcre chloroforme. Judith ne les avait pas vu, mais il y avait un char entier de sodas du Tsahal dans le terrain vague près de la maison. Elle était désormais prisonnier de guerre.

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