Ceux qui rêvent

lalice

Je suis de celles qui rêvent, endormie éveillée.

La nuit venue souvent, le jour à chaque instant.

Et je rêve en marchant, ailleurs le nez au ciel,

je croise les oiseaux, trébuche contre le réel.

Je chante, rencontre un mur, me cogne dans les gens

heurte le sol trop dur, crois remonter le temps.

Je suis de celles qui rêvent, je vis dans une bulle.

Pas grand chose ne m’atteint, je suis si minuscule.

Je me cache dans vos têtes, vos restes d’âmes d’enfants

blottie dans votre cou, légère comme le vent.

Je chante rencontre un mur me cogne dans les gens,

heurte le sol trop dur, crois remonter le temps.

Je suis de celles qui rêvent, je suis un sablier,

je vis intensément c’est si bon d’être entier.

J’ai construit une coquille, une si fragile écorce,

elle protège mon pouls, ma pulsation, ma force.

Silence pour les rêveurs réfugiés en eux-mêmes,

muets en apparence ils crient à l’intérieur.

Vous les pensez timides, ils rient parfois de vous,

dans leurs mondes secrets pas de place pour les fous.

Silence pour les rêveurs réfugiés en eux-mêmes,

muets en apparence ils crient à l’intérieur.

On les croit à côté ils sont extra lucides,

mais bien trop aiguisés pour avoir peur du vide !

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