Coeur de papier

damian

La source de mes mots, siège de mes émotionsLe mystérieux joyau où dorment mes penséesEsclave de ses passions et des cieux étoilésAdopte telle une plante le rythme des saisons Au printemps il fleurit, déploie doucement ses feuillesLentement les nourri d'encre pour mieux les affermirLes protège jalousement, les laisse s'épanouirEt les tient en bourgeons comme un précieux recueilL'été les voit s'ouvrir, révéler leur beautéEtirer leurs corolles de lignes entrelacéesExposant aux regards leurs pages colorésDe milles empreintes de plumes pleines et déliéesLorsque l'automne point, leurs contours se flétrissentLes feuilles déclinant libèrent leur sombre humeurLes poèmes chantant laissent leurs places aux pleursEt dans les longues ombres leurs fibres se racornissentDans le froid de l'hiver les lignes sont geléesLe sang d'encre se fige sur les pétales glacésLe givre s'insinue dans le cœur de papierParalysant la vie de ce creuset d'idéesCe cœur à l'apparence d'un étrange végétalAu cycle des saisons se voit bien malmené Rose aux pétales d'encre lorsque vient l'étéIl devient l'hiver d'une froideur minérale.

La source de mes mots, siège de mes émotions

Le mystérieux joyau où dorment mes pensées

Esclave de ses passions et des cieux étoilés

Adopte telle une plante le rythme des saisons 


Au printemps il fleurit, déploie doucement ses feuilles

Lentement les nourri d'encre pour mieux les affermir

Les protège jalousement, les laisse s'épanouir

Et les tient en bourgeons comme un précieux recueil


L'été les voit s'ouvrir, révéler leur beauté

Etirer leurs corolles de lignes entrelacées

Exposant aux regards leurs pages colorés

De milles empreintes de plumes pleines et déliées


Lorsque l'automne point, leurs contours se flétrissent

Les feuilles déclinant libèrent leur sombre humeur

Les poèmes chantant laissent leurs places aux pleurs

Et dans les longues ombres leurs fibres se racornissent


Dans le froid de l'hiver les lignes sont gelées

Le sang d'encre se fige sur les pétales glacés

Le givre s'insinue dans le cœur de papier

Paralysant la vie de ce creuset d'idées


Ce cœur à l'apparence d'un étrange végétal

Au cycle des saisons se voit bien malmené 

Rose aux pétales d'encre lorsque vient l'été

Il devient l'hiver d'une froideur minérale.

Signaler ce texte