Dans l’ombre du tableau

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Lorsque la fortune promène son automne au printemps,

La suite gémit en un souffle impétueux qui suspend

La danse fiévreuse des joyeuses aux pieds du prince.


Les pétales se fanent et s'échappent précipitamment.

Une froideur distincte s'installe dans le vent.


C'est dans ces moments-là que j'aime sans penser

A l'abri de la plainte et des pleurs,


Que ma plume se fait mausolée

D'un dieu blême, de ceux que l'on n'ose admirer,

 Sans fidèle, sans auréole, ni visage.

 

C'est dans ces moments-là seulement

Qu'elle se fait musée nostalgique

D'une belle silhouette grise présente dans le coin du tableau

 

Aux prises avec les seins qui font encore la croisade des cœurs

Et prise dans la toile des Arachnides aux lèvres de pivoine,

Silhouette cambrée me regarde.

 

Pantin angélique s'envole.

Petit prince s'enfuit.

Belle gueule court.

Gueule de bois trébuche.

« Il » n'existe pas.

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