Elle

sugar

Elle arrive. Fluette, légère, elle s’immisce en moi, je peux la sentir, mes mains deviennent moite, elle arrive.J’essai de garder le contrôle, de me rassurer, que ca ne dureras que quelques seconde, que tout iras bien, que je n’ai pas a m’inquiéter. J’essai de la tasser, de l’écraser avant qu’elle ne se nourrisse de moi, des fois j’y arrive presque. Des fois. Pas cette fois ci, je la sens grandir en moi, elle veut me submerger, brisé mes défenses, se glisser dans chaque partie de mon corps, je la déteste. Je la hais a un tel point que ca me brule le cœur.Première vague. Mon ventre se tords, le cœur au bord des lèvres je veux me convaincre que dans quelques minutes se sera fini, que bientôt j’en serais libéré, j‘y crois je ferme les yeux j‘attend. Elle bat en retrait, m’en voila soulagée, l’ai-je vaincu? Il ne faut pas que j’y pense que je continue mes occupations comme si de rien n’étais, aller Laura ! On oublie tout ça on y pense pas ! On continue ! Elle va pas gâcher mon restau’ je l’attendais depuis longtemps !Deuxième vague. Non s’il te plait, non vas t’en je t’en supplie, me fais pas ça, pas maintenant. Elle attaque, bouffée de chaleur, vertige, ma tête va exploser, mon estomac va exploser. Elle s’enfonce en moi je ne peux plus rien faire c’est fini, elle prend place. Mon corps ne m’appartient plus, il est a sa merci. J’ai mal a l’âme bordel ce que j‘ai mal, j’ai mal partout, je ne peux pas continuer, elle a prit toute ma substance, s’est régaler de ma faiblesse, je panique, je regarde autour de moi.Les gens sont attablé, rigole entre eux, discute, profite de cette douce soirée, mais et moi? Moi je suis là, une guerre se livrant a l’intérieur de mon propre corps sur qui je n’ai plus de contrôle, je souffre d’être là pourtant ce que j‘aimerais y prendre plaisir. Je veux être comme eux putain, je le veux ! Je ne veux pas d’elle ! Je veux être comme tout le monde ! Vivre ma vie sans elle. C’est injuste, tout ça est injuste.Dernière vague. Elle me couvre entière, elle me glace, j’ai peur, je suis effrayée, je panique, je ne peux pas rester là, je ne suis pas en sécurité. Elle me domine. Alors je pose mes couvert, je ne peux plus rien avaler, je garde la tête haute mais je baisse les yeux je ne veux pas qu’on y lise ce qui se passe derrière, je me lève comme si de rien n’étais, donner l’impression que tout est normal chez moi m‘est vitale, ma fierté, mais rien ne l’est. Je sors et quand plus personne ne me vois je cours, je cours vite avant de m’effondrer, je cours vers chez moi, là où je serais en sécurité, je vais me briser. Les larmes de honte sur mes joues me brulent, j’ai envie de hurler tellement je suis en colère contre moi-même d’être si faible. De ne pas être comme les autres.J’arrive, elle me submerge. L’angoisse. Quel connerie !

Elle arrive. Fluette, légère, elle s’immisce en moi, je peux la sentir, mes mains deviennent moite, elle arrive.

J’essai de garder le contrôle, de me rassurer, que ca ne dureras que quelques seconde, que tout iras bien, que je n’ai pas a m’inquiéter. J’essai de la tasser, de l’écraser avant qu’elle ne se nourrisse de moi, des fois j’y arrive presque. Des fois. Pas cette fois ci, je la sens grandir en moi, elle veut me submerger, brisé mes défenses, se glisser dans chaque partie de mon corps, je la déteste. Je la hais a un tel point que ca me brule le cœur.

Première vague. Mon ventre se tords, le cœur au bord des lèvres je veux me convaincre que dans quelques minutes se sera fini, que bientôt j’en serais libéré, j‘y crois je ferme les yeux j‘attend. Elle bat en retrait, m’en voila soulagée, l’ai-je vaincu? Il ne faut pas que j’y pense que je continue mes occupations comme si de rien n’étais, aller Laura ! On oublie tout ça on y pense pas ! On continue ! Elle va pas gâcher mon restau’ je l’attendais depuis longtemps !

Deuxième vague. Non s’il te plait, non vas t’en je t’en supplie, me fais pas ça, pas maintenant. Elle attaque, bouffée de chaleur, vertige, ma tête va exploser, mon estomac va exploser. Elle s’enfonce en moi je ne peux plus rien faire c’est fini, elle prend place. Mon corps ne m’appartient plus, il est a sa merci. J’ai mal a l’âme bordel ce que j‘ai mal, j’ai mal partout, je ne peux pas continuer, elle a prit toute ma substance, s’est régaler de ma faiblesse, je panique, je regarde autour de moi.

Les gens sont attablé, rigole entre eux, discute, profite de cette douce soirée, mais et moi? Moi je suis là, une guerre se livrant a l’intérieur de mon propre corps sur qui je n’ai plus de contrôle, je souffre d’être là pourtant ce que j‘aimerais y prendre plaisir. Je veux être comme eux putain, je le veux ! Je ne veux pas d’elle ! Je veux être comme tout le monde ! Vivre ma vie sans elle. C’est injuste, tout ça est injuste.

Dernière vague. Elle me couvre entière, elle me glace, j’ai peur, je suis effrayée, je panique, je ne peux pas rester là, je ne suis pas en sécurité. Elle me domine. Alors je pose mes couvert, je ne peux plus rien avaler, je garde la tête haute mais je baisse les yeux je ne veux pas qu’on y lise ce qui se passe derrière, je me lève comme si de rien n’étais, donner l’impression que tout est normal chez moi m‘est vitale, ma fierté, mais rien ne l’est. Je sors et quand plus personne ne me vois je cours, je cours vite avant de m’effondrer, je cours vers chez moi, là où je serais en sécurité, je vais me briser. Les larmes de honte sur mes joues me brulent, j’ai envie de hurler tellement je suis en colère contre moi-même d’être si faible. De ne pas être comme les autres.


J’arrive, elle me submerge. L’angoisse. Quel connerie !

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