Etoiles filantes...

cerise-david

Les mots, mes mots qui coulaient autrefois de mes doigts, laissent place à l'absence et au manque. Et de mes feuilles blanches ne s'envolent à présent que de jolis avions en papier. Allures supersoniques pour trahir la fuite du temps. Quant au crépuscule je cherche encore… et qu'à la nuit tombée, il ne me reste que mes plans sur la comète pour affronter mes nuits de solitudes. Et pourtant, parfois un sourire illumine mes pupilles. L'étincelle crépite quelques instants… derrières les flammes du passé. Je ne suis pas triste, ce n'est pas çà. Je suis libre de rire et de toucher. Libre d'agir et de penser. Libre de m'échapper et de revenir. Libre de dormir encore et encore. Pourtant, la lucidité devient plus lourde à porter. J'ai la fâcheuse impression que mon innocence s'est enfuie entre deux séances de ses chimiothérapies, ou lorsque j'ai vu ses cheveux disparaitre dans le typhon de la baignoire… sans doute de le savoir encore malade et de sentir ma mission inachevée. Je secoue mes pensées comme un tapis à la fenêtre pour en chasser les poussières. J'aimerais que les autres comprennent, qu'il est encore tôt pour se réjouir, que je ne pourrais jamais le sortir de mon corps et encore moins de ma tête. Parce que je ne pourrais jamais lui en vouloir, d'avoir affronter la mort et d'avoir succomber à ses démons. Et je ne suis pas triste, je me sens juste épuisée d'un combat qui n'affiche aucun score. Ni victoire, ni défaite. Juste un sursis. Je ne suis pas triste ni aigrie. J'ai juste peur, peur de ne plus savoir rire au bon moment, de trébucher de fatigue ou de me perdre en maladresse. J'ai perdu une partie de ma vie, sans raison aucune, j'ai choisie de fuir une situation qui me dépassait. Je ne m'en veux pas. J'aimerais juste faire les choses à ma façon. Je suis lasse des conseils de gens à qui je ne souhaiterais pour rien au monde de vivre ne serait-ce qu'une seconde d'angoisse. Mais leur ignorance m'agace. Parce qu'il ne peuvent pas comprendre, que la glace n'a plus de goût, que le soleil ne chauffe plus, que les vagues m'engloutissent et me recrachent… Pas par tristesse mais par peur. Ce n'est pas lui qui me manque, mais mon innocence. Celle que j'ai sacrifiée pour qu'il se relève et avance. Ce sont les horreurs et les injures dans la bouche tordue des gens qui jugent sans savoir et qui, odieusement, me mettent à terre ou au pilori. Alors que jamais, ils n'auront le courage d'affronter autant d'injustices. Et j'ai peur, que Pâques et Noël n'aient plus de saveurs. Que les embruns n'aient plus le goût des larmes.  Et pourtant, je suis là. A me relever chaque jour, pour retrouver cette parcelle de joie qui manque à mes rires. A mes éclats de rires et mes crises de larmes. Parce qu'il n'y a plus que des larmes fugaces, furtives et sèches. Parce que je n'ai ni haine, ni rage, ni peine. J'ai juste peur. De revivre çà, et ne pas avoir la force. De vivre pire. Ou de ne plus ressentir le danger. Ni autre chose… je dois vous avouer… le plaisir aussi c'est envoler. Comme Peter pan et les enfants perdus… comme cette sensation qui nous rend invincible. Et même dans la chaire, le plaisir a goût de cendres… J'ai peur de ne plus sentir battre mon cœur. Seuls les mots durs, les sons forts, les images abruptes me font serrer les dents. Mais rien d'autre ne se passe… et mes mots aussi, restent coincés sous la pulpe de mes doigts. Attendant la chute. De s'écraser sur le papier. C'est comme être en sursis, attendre une chute lente ou trébucher avec fracas mais voilà, rien ne se passe… Donner le change en attendant de reprendre le cours de sa vie. Attendre dans la peur, que rien ne redevienne comme avant… et savoir, que porter un masque ou pas, ne rend pas les choses moins dures, à peine supportables pour mon entourage. Et que le reste, au fond, à toujours goût de flan.

  • Courage Cerise, ...le temps fera son œuvre...
    com' qui ne sert à rien j'en conviens!
    mais c'est juste pour t'envoyer plein d'ondes positives.
    Écrire, ca permet de sortir les choses plutôt que des les garder tout au fond de soi.alors continue.bizzzzzz

    · Ago almost 6 years ·
    Suicideblonde dita von teese l 1 195

    Sweety

    • tes coms ne servent jamais à rien... sois en sure sweety ! Je te prépare la suite d'une belle romance ! Pour te montrer que j'y crois encore !

      · Ago almost 6 years ·
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      cerise-david

  • Il fallait que ça sorte et c'est sorti, mais de quelle manière !

    Cerise, c'est du sombre, du lourd, du bien épais, du pâteux...
    Perdre une partie de son innocence, c'est aussi grandir un peu.
    Et puis de toute façon, tu continues à avancer, n'est-ce pas ?
    T'es pas du genre à poser un genou à terre trop longtemps me semble-t-il.
    Alors prends soin de toi et si tu as déjà recommencé à écrire ceci, c'est un début non ?

    · Ago almost 6 years ·
    Francois merlin   bob sinclar

    wen

    • Tu as raison. Je trouve juste que menliser autant dans mes mots me font parfois perdre le fil de mes idées. Je trouve que quelque chose à disparu de mes textes... en attendant de trouver quoi, je marche et marche encore. Sans vraiment chercher mais pour surtout ne pas me perdre. Merci. Je vais écrire les suites de mes romances... l'été est la.

      · Ago almost 6 years ·
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      cerise-david

  • Whaou, quelle déchirure. Je souhaite que le temps te répare. Courage.

    · Ago almost 6 years ·
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    Marie Cornaline

    • Merci Marie. Le temps a de nombreux pouvoirs. Je lui fait confiance. Merci pour votre soutien.

      · Ago almost 6 years ·
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      cerise-david

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