Glitter Fever

Ferdinand Legendre

J'ai terminé ce texte juste avant la fin du concours de nouvelles érotiques. Initialement je voulais composer le morceau de Boys in Tears à temps, Je pense que je l'ajouterais bientôt au texte.

Glitter Fever



La moquette brûlante est écrasée par le soleil lourd de Miami. A sa gauche, Les palmiers filent comme autant de battements qu'elle constate du coin de l'œil, plus attiré par les reflets cristallins de l'astre rougit sur l'immensité nacré de l'océan atlantique. Dans son automobile dernier cri, Glitter file sur une longue route droite sans que rien ne semble pouvoir heurter son inexorable fuite en avant.  Pas besoin de bouger le volant, Si elle le pouvait, elle conduirait les yeux fermés. Glitter est très fière de cette automobile, rose, sa couleur préférée et puis surtout, toutes ses petites fleurs qu'elle à collé sur la carrosserie lui donne un look vraiment tendance.

Glitter n'est pas comme les autres filles, du haut de sa plastique de rêve elle ose toiser ces oiseaux de passages, ces faibles chimères corrompus par l'ogre du consumérisme . Elles ont des robes de luxe et des sacs à main de grandes marques comme Louis Vitel ou Pablo Harmonie, Glitter ne porte que du charnel à l'occasion. Les autres filles aiment les garçons arborant une musculature imposante, avides de bagarre, de conflits et conduisant de grosses voitures équipées de lance-missiles, de jantes en aluminium chromées et d'éclatantes bandes de couleurs sur la carrosserie. Glitter veut un homme avec des muscles mais qui soit capable de lui réciter des poèmes. Son rêve le plus fou serait de devenir chanteuse mais pour le moment elle est comédienne et avocate pour gagner sa vie. Elle habite à Star-City en plein milieu de Miami où elle a un superbe appartement donnant sur l'océan.

Lorsqu'elle arrive chez elle, Glitter est très fatiguée, elle s'abandonnerait bien lascivement sur le canapé de cuir rouge bordeaux mais elle à travaillé toute la journée sur un important dossier et elle a besoin d'un bon remontant. Il lui faut quelque chose de fort. Elle ôte la plupart de ses vêtements révélant une partie de sa plastique parfaite et se sert un verre de drogue pour faire passer le tout.
Alors que la tête commence à lui tourner, elle décide de mettre de la musique. Le dernier album des Boys in Tears ferra parfaitement l'affaire. Elle glisse son doigt sur le cercle noir de vinyle et pose le diamant dessus, le craquement du disque annonce un agréable moment à venir. La musique lui fait du bien, elle danse en se mettant sur la pointe des pieds et en bougeant ses bras de bas en haut, elle est à fond, ses cheveux bougent dans tous les sens.

Devant la baie vitrée de son riche appartement, la ville scintille, c'est si pénétrant et si lointain pourtant, elle sait pourquoi elle aime tant vivre ici. Elle pense à ses amis qui doivent s'éclater dehors en se disant que chaque minute est une opportunité de changer le cours de son histoire. Elle veut profiter de chaque parcelle de son existence, ce soir, elle se sent prête à tout.

Enfin, pour le moment, elle a surtout envie d'aller aux toilettes. elle prend un autre verre de drogue de ses deux mains et va s'asseoir sur la cuvette sans le lâcher, ses longs cheveux blonds ondulent dans l'air au ralentis. Elle réfléchit à tout ce qui se passe dans sa vie, en se disant qu'elle a de la chance de vivre ce genre de choses. Quelle chance d'avoir des amis géniaux comme Teddy, Cindy et Raquelle. Quelle chance d'être sublime et de voir tous les regards se tourner vers elle lorsqu'elle marche avec panache dans les rues gorgés de lumières de Star City à Miami. Quelle chance de ne pas avoir à se soucier de l'argent et de pouvoir vivre ses rêves. Quelle chance de pouvoir choisir n'importe quel amoureux d'un seul regard, d'être adulé et pris pour exemple au sein de sa société.
Glitter à vraiment tout pour être heureuse.
Elle se relève et s'observe dans le miroir, ses grands cils plein de promesses ont deux battements, elle veut porter sa main à son visage mais n'y parvient pas.

On a sonné.

Glitter remonte sa culotte et son leggings léopard hâtivement et se dirige vers la porte d'entrée. Lorsqu'elle ouvre elle retient un soupir de surprise en découvrant un homme superbe à la musculature imposante. Il est torse nu, tatoué et arbore un sourire étincelant.

     « Mes amis me surnomme Action Manu, mais tu peux m'appeler Manu ». Lance-t-il sans autre préambule en approchant son visage de la belle.


Glitter ne sait pas comment réagir, elle est fondamentalement attiré par lui, elle a envie qu'il la prenne dans ses bras, là, tout de suite. En même temps, il est sur le pas de la porte de chez elle, il n'entrera pas si elle le lui interdit. C'est d'ailleurs la première chose qui lui vient à l'esprit « non » mais derrière ce non se cache un immense « oui » de désir incontrôlable. Comme si il pouvait lire dans ses pensées, l'homme demande :

« Tu ne me proposes pas d'entrer ? »

     «  Mais, murmure cette dernière, je ne vous connais pas... »


Manu n'a pas attendu la réponse, il est entré, effleurant Glitter au passage avec un sourire évoquant autant de tendresse que de sournoiserie. Il s'est avancé vers la cuisine américaine et s'est assis au bar après un petit saut.

Glitter se ressaisit, elle n'a pas envie de laisser passer cette chance de vivre quelque chose d'étrange et d'unique, elle a soif de nouvelles expériences et se décide à mettre l'inquiétude de coté. Elle ferme la porte et s'avance vers l'étranger.

-  «  Est-ce que je peux te servir quelque chose à boire ? » demande-t-elle en tendant la main vers le frigo. Action Manu suspend le geste de la belle en levant la sienne, il a d'autres envies. Elle le regarde, surprise, alors qu'il pointe le doigt vers la bouteille de drogue sur la table basse. Dans le salon, en fond sonore, le rythme lancinant du morceau de Boys in Tears emplit la pièce et accompagne les regards .

Glitter se dirige vers la baie vitrée qui distille toujours d'inimaginables subtilités lumineuses, elle sent le regard chaud de l'homme dans son dos, elle frisonne légèrement en essayant de ne rien laisser paraître. Lorsqu'elle se baisse pour prendre la bouteille, un sentiment de vulnérabilité et d'excitation mêlée monte en elle. Elle se relève et, après une courte pause, s'avance vers Manu. Tous ses mouvements sont décomposés, comme si elle observait la scène de l'extérieur, l'homme garde son regard sur elle, elle à l'impression que celui-ci pourrait littéralement la transpercer. Elle s'approche de lui, lorsque leurs corps ne sont plus qu'à quelques dizaines de centimètres l'un de l'autre elle peut presque sentir l'électricité statique entre leurs tissus respectifs. Elle à très envie qu'il soit amoureux d'elle, là, tout de suite, sur le bar. La drogue s'achemine par delà ses veines, elle se demande quelle influence cette dernière a sur son désir. Elle ne peut empêcher ses épaules d'aller d'avant en arrière au rythme de la musique et son regard de rester posé sur Manu alors qu'il verse le contenu de la bouteille dans sa bouche. Finalement lorsqu'il baisse la tête elle approche la sienne et leurs lèvre se fondent, le temps se suspend.



                                                

La main de Manu caresse les fesses de Glitter par dessus son leggings léopard, sur le tapis du salon. Elle pose la sienne sur son paquet, elle est très amoureuse.

« Embrasse-moi les fesses » demande-t-elle en le regardant depuis sa pose féline.

Manu s'exécute, il baisse le leggings et pose ses lèvres sur la croupe de la belle. Ils se caressent en alternance en un ballet métronomique appliqué. Ils s'embrassent sur tout le corps et Glitter sent que ça chauffe. Elle se frotte contre la jambe de Manu, ses cuisses se ressert, pareille à une plante vénéneuse qui referme son piège en faisant couler une sève meurtrière sur sa proie. Ils se frottent désormais l'un contre l'autre plus fort encore, la tension est à son comble. Leurs plastiques respectifs se répondent, en échos de plus en plus violents, les corps se cognent, les gémissements résonnent dans la pièce, Glitter se sent désirable, au paroxysme d'un érotisme qu'elle espère le plus débridé possible. Alors qu'elle gémit de plaisir, elle aperçoit Teddy qui s'est joint à eux, elle tend la main vers lui pour attraper sa magnétique toison de poils. Il la regarde avec bienveillance et vient se joindre au mouvement, envoyant de grands coups de bassin parmi eux comme s'il dansait vulgairement. Cindy est là aussi, elle embrasse Teddy puis Action Manu qui sent monter le s....

  

  « MATHILDE ! »



Mathilde s'immobilise.
Elle lâche les jouets qui tombent sur le sol et ne bouge plus un cil.
Elle se demande si c'est parce qu'elle faisait trop de bruits en jouant que sa mère vient de l'appeler. Elle sent monter une immense honte, une immense gêne, comme si on venait de la découvrir dans une posture désavantageuse. Comme si toute la classe l'avait vu toute nue, à la piscine. Derrière son visage rougit et ses jolies boucles rousses elle halète, tentant difficilement de retrouver une respiration plus calme. Elle regarde avec honte ses poupées, la figurine de son frère et l'ours en peluche. Elle hésite un peu puis répond avec une voix qu'elle veut la plus assurée possible :

     «  QUOI MAMAN ? »


      «  VIENS MANGER ! C'EST PRÊT ! »



Mathilde se redresse, chancelante, elle souffle fort, elle regarde à nouveau ses jouets et se mord la lèvre. Elle à l'impression d'être en sueur en bas, c'est très étrange. Elle aimerait se laver mais ne peut pas, il faut qu'elle descende. Elle marche sur la moquette brûlante écrasé par la lumière lourde de la lampe halogène, s'avance vers le couloir, comme fiévreuse, et referme la porte derrière elle.

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