Hep Taxi

Daniel Jean

Léa…

Vite, Quérido de mis amores…un bisou, je file, suis en retard…

J’aimais ces baisers volés du matin…moins que ceux du soir que je voulais toujours profonds et pleins m’assurant ainsi du retour de mon homme…mais là, il fallait que j’accélère…

Cette nuit, comme tant d’autres depuis que nous vivions ensemble avait été particulièrement courte mais aussi torride…pas de regret donc, tout au plus quelques valises sous les yeux!

Je m’étais endormie sereine, fraîche …mais son incontournable et je l’avoue très agréable envie de saillie nocturne avait vite ravagé mon corps et mon esprit…quant à ma chatte, je n’en parle même pas… !

Vite apprêtée, je vint me lover contre  lui : allez, canaille ! Je plaide ce matin. Sois sage avec notre « bon » m’amusais-je à gentiment l’agacer pour lui remémorer l’épisode de sa  débauche ancillaire. Garce, j’en faisais un avantage… !

D’ordinaire, j’appelais un taxi pour me rendre au travail depuis mon domicile, mais ce matin, pas le temps : je hèle le premier qui passe…une vieille guimbarde d’un autre âge avec un  cro-magnon pour chauffeur …

-Au Palais de justice, s’il vous plait…

On gagnait du temps pour l’adresse…, tous les taxis connaissaient !

La voiture s’inséra facilement dans la circulation, chance, avec tous les travaux en ville actuellement! Léa sourit.

Mince, un premier feu… ; pensais-je en vérifiant ma tenue… ;

Tailleur de bonne coupe, assez strict tout en restant seyant….parfait pour la journée…

Juste une petite fantaisie… les dessous…Il se pourrait que mon homme me rejoigne pour le déjeuner.  La  galipette de 11/12 me donnait la pèche… il le savait !

Une culotte ouverte allait faire son effet… cela permettait de gagner quelques secondes … !

Je sursautais….une furie genre «  bimbo latina » venait de s’engouffrer sur le siège avant à côté du chauffeur….

                - Putana, s’exclama le chauffeur !

                -Que putana… ! Putana toi-même crétino sin corrones…Tu m’as bien baisée cette nuit quand je dormais…tu pensais t’en tirer comme ça …coup de queue minable, même pas au fond…et surtout partir sans me donner l’argent du mois… ?

                -Excusez…madame me dit-elle en se retournant …mais vous voyez, cet hombre puant, ce vicelard, il a voulu  m’enculer cette nuit… oui, doublement… !

Il croyait que deux salades, trois tirades…si encore il me tirait trois fois ce gros cochon… ! non, trop pequenito,  et pendant que je fais ma toilette..il se tire…ce porc eunuque , bite molle…Tu vas me le donner cet  argent, sur la tombe de ma mère,  je te coupe les couilles la prochaine fois que tu pointe ton précieux à la maison…Tu crois que j’ai joui…ça fait des années que je ne jouis plus avec toi , avec toi parce que  Marcel, le voisin, lui, lui il sait s’en servir de sa massue …je le pompe des heures…toujours fier il m’encules , vraiment et j’aime ça. Ah si tu savais tout ce qu’un vrai homme peut faire avec sa queue…

Le chauffeur était incapable d’en placer une… !

Nous arrivions maintenant près du Palais et lui indiquais de me laisser une rue à côté…L’esclandre ne me gênait pas…J’avoue même que j’adorais les  insultes grasses et grossières au paroxysme  de ma vie intime…Ma main s’était ainsi tout naturellement  innocemment portée sur mon sexe ouvert et  heureusement disposé durant tout  le trajet…J’avais délicieusement mouillé et  jouit…

Aucun des deux protagonistes ne s’était aperçu de mon jeu…

Mon homme se régalerait ce midi pourvu que je sache…et je saurais, entretenir cette douce chaleur  irradiant  innocemment mon ventre …

Je suis impatiente qu’il arrive !

Au revoir…merci, ajoutais-je d’un grand sourire aux deux  passagers du taxi…les laissant à leur sémantique.

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