HORREUR

Hervé Lénervé

Tiens, une petite histoire d’HORREUR pour rigoler.

C'est la nuit. Il fait noir, il fait froid...

Non, on me dit qu'il ne faisait pas froid, cette nuit-là. Un peu de vent, à la rigueur, mais le froid, non, pas de froid.

Alors, c'était la nuit quand même et il faisait noir comme dans un four éteint, quand même aussi, merde !

Quoi, encore ? Une nuit de pleine lune ! Vous ne pouviez pas le dire plus tôt, tout à l'heure avec la température, aucune association ne vous est venue à l'esprit ? Bon je reprends.

C'était la nuit, ça c'est sûr !

Non plus ! A 14 heures ? Mais de nuit, alors ? Ok, Ok, je ne conteste pas.

Mais aussi, que venait-elle faire, à moitié dévêtue, 50 % anorak pour le chaud et 50 % peau de biche, pour changer de pied, cette pauvresse esseulée, seule à se promener dedans les bois ?

Hein ? Le parking de l'Hypermarché ! C'est bon, c'est bon, allons-y pour le parking. Je ne suis plus à ça près, puis on a toujours besoin d'un parking pour sa bagnole et réciproquement.

Ce fut alors, qu'il lui sauta dessus, par derrière, à l'improviste pour la surprendre et la trucider aussi, tant qu'à faire !

Quoi, encore ? Violer d'abord ? Là, je ne suis pas très sûr. Mais si c'est noté sur vos fiches, je ne discute pas.

Donc, la demoiselle qui faisait ses courses sur le parking de l'Hypermarché, (elle achetait des bagnoles ou quoi) a été sauvagement assassinée et violée avant, mais pas mangée pendant. Hormis de petits coups de dents de rien, par-ci, par-là, pas de quoi en faire un plat ! Etait manifestement l'œuvre d'un fou, dérangé, qui n'avait plus sa tête à lui, ni celle d'un autre.

Non, je ne suis pas psychiatre pour prétendre, ici, la folie, mais de toute façon, c'est la dernière fois que je m'entoure d'une bande d'experts pour écrire un banal fait d'hivers comme on en voit partout, tous les jours.

Du coup, mon histoire, elle n'a plus de progression dramatique. C'est dommage, car il y avait du cri, il y avait du sang, il y avait de la peur et de la sueur aussi, un peu, si, si, pour les âmes sensibles et les âmes en surpoids. Mais bon, ce n'était, qu'une femme, quand même, on ne va pas en faire toute une histoire !

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