Je t'en prie, aime moi.

Maux Délaissés.

Parce qu'en vérité je n'suis qu'amie, qu'invisibilité et débilité pour toi, mais que moi j'y crois, j'cesse pas d'y croire, le soir, seule, entre quelques lignes de désespoir tracées au contour de mes poignets, je tente d'écrire ton prénom sur cette feuille, en vain. Ma main n'avance plus, même mon stylo me prie d'arrêter d't'aimer.
T'es si beau, puis t'es si con, parce que tu vois rien et qu't'as jamais rien vu, tu te ventes de notre amitié, tu te ventes d'être si présent pour moi, mais dis moi, as-tu vu ma détresse ? As-tu entendu mon appel au secours ? Mon appel au besoin d'amour.
Et j'ai besoin de tes bras, j'ai besoin de tes mots et puis donne moi tes maux à toi aussi, je supporterai tout, mais j'ai besoin de toi.

Cette nuit j'ai fais ce rêve, ce rêve où tu étais là, en réalité je le fais jour et nuit, je voudrais te voir partout, mais surtout près de moi, je voudrais t'entendre crier, mais surtout me dire que tu m'aimes toi aussi, je voudrais te voir heureux mais surtout prétendre que c'est moi, c'est ce « nous » qui te rend heureux.
Ce rêve qui me dit sans cesse que tu m'as tout enlevé, j'en ai perdu la tête, et je n'sais plus où je vais ni ce que je dis, je ne sais même plus si tu es réel, la seule chose dont je suis sûre c'est que j'ai besoin de toi.

Si tu es parti, reviens moi, si tu n'as jamais existé, je t'inventerai et si tu es à côté de moi, que tu m'appelle « l'amie », embrasse moi, et je t'en prie aime moi.

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