La lettre

tromatojuice

~~ Posée sur la table de la cuisine, dans une enveloppe portant l'inscription "Mon Amour". ~~

Mon Amour,


Je t'ai laissé de l'eau dans la bouilloire, tu n'auras plus qu'à la réchauffer. Ta tasse est sur le comptoir de la cuisine. J'ai déjà mis un sachet de thé dedans.


J'espère que je ne t'ai pas réveillée en me prenant les pieds dans tes sous-vêtements si délicatement rangés par terre. Quand j'ai trébuché, j'ai vu que c'était le petit ensemble Aubade ® blanc avec des pois noirs ; le premier que je t'ai offert si mes souvenirs sont bons. J'ai eu un petit pincement au cœur quand je l'ai vu, échoué sur le plancher : ça fait quelques temps que je ne t'ai pas vu dedans. Ça m'a rappelé le jour où je te l'ai offert.


Quand je ferme les yeux, je peux encore entendre le bruit du papier cadeau déchiré.


Une fois l'emballage éventré, tu as eu un instant d'hésitation : c'était la première fois que quelqu'un t'offrait des sous-vêtements en cadeau. Je ne sais pas vraiment le bruit que ça a fait dans ta tête ; si c'était plutôt un « oh, je vais être tellement belle là dedans » ou un « ah, mais il m'a pris pour une pute ou quoi ? ». Puis tu les as délicatement extraits de leur papier de soie, et tu les as tendus devant toi pour les observer. J'ai voulu que tu les essaies aussitôt, mais tu m'as gentiment expliqué qu'il fallait d'abord que tu les laves. Tu t'es levée pour aller les lessiver dans le lavabo de mon petit studio et j'ai attendu qu'ils aient séchés pour te voir dedans.


Mais je n'ai pas regretté, oh non ! Avant, dans tes sous-vêtements dépareillés et en coton, tu avais l'air d'une adulescente qui a découché. Là, avec ce nouvel ensemble, tu étais magnifiquement adulte. La dentelle avait totalement changée ma perception de ta silhouette : soudainement tu t'étais métamorphosée en femme, séductrice et séduisante. Le soutien-gorge maintenait parfaitement tes seins, les écrasant juste assez pour mettre en valeur tout leur superbe galbe. La culotte, dessinait un V vertigineux, de tes hanches à ton entre-jambe. Si je n'avais pas été debout, je me serais cassé la gueule de ma chaise. Je t'ai regardée avec des yeux ronds et la bouche entrouverte.

Et puis, doucement, la démarche mal assurée, tu t'es approchée de moi. Mon appartement de l'époque n'était vraiment pas grand, mais le temps que tu fasses les trois pas qui nous séparaient, ma bouche était devenue toute sèche et mes jambes en coton. Soudainement, je me suis senti très à l'étroit dans mon boxer.


La dentelle, ça me rend dingue. Rien qu'a t'imaginer dedans, j'en ai des afflux sanguins.


Quand tu t'es serrée contre moi, j'ai vu les étoiles et plus loin encore. Je me souviens parfaitement de la chaleur de ton corps, du grain de ta peau au bout de mes doigts et de la douceur du creux de tes reins. On s'est embrassé longuement ; je sentais ta poitrine monter et descendre contre mon torse. Je t'ai écartée de moi quelques instants pour t'admirer : tu étais comme une apparition divine. Les cieux se seraient déchirés avec violences pour accoucher de la plus belle créature que la terre ait jamais portée.

Avec une infinie délicatesse, j'ai passé mes mains dans ta culotte et j'ai agrippé tes fesses. J'ai serré très fort tout contre moi, une fesse dans chaque pogne, stratégiquement positionnée entre l'évanouissement de la fesse et la naissance de la cuisse. J'ai toujours aimé ce replis dans lequel mon majeur et mon annulaire semblent si naturellement trouver leur place. Sous mes doigts, tes courbes étaient exacerbées. J'avais envie de te soulever du sol en écrasant ton petit cul.

Après avoir longuement profité de la rondeur de ta croupe sous la pression, j'ai passé mes pouces par dessus l'élastique de ta culotte. Doucement, j'ai poussé vers le bas pour la faire descendre le long de tes cuisses tout en te caressant. Immanquablement, sur les premiers centimètres de peau, l'érotisme suspens le temps : l'entrejambe était toujours retenu contre ton sexe. Je continue mon chemin vers tes chevilles, quand la partie qui était encore prise entre tes cuisses lâche mollement et s'en va rejoindre le reste de la lingerie. A genoux devant toi, je t'ai fais lever un pied, puis l'autre pour te libérer complètement.

A cet instant, je savais que si je relevais les yeux, je verrais tes jambes filant vers ton pubis lisse, ton ventre surmonté de ta superbe paire de seins et enfin ton visage. Probable qu'à cet instant le rouge t'était monté aux joues et que tes yeux étaient mi-clos, dans l'attente de la suite.

La langue posée contre l'intérieur de ton mollet, je me suis redressé lentement, jusqu'à atteindre tes lèvres. J'ai glissé mes paumes contre ton ventre pour trouver ta poitrine.


Pfiou ! J'ai une érection maintenant. C'est sûr, avec mon costume, ça va se voir. Merde...


Ce matin, quand je me suis réveillé et que tu dormais encore, je t'ai regardé un instant. Tu étais enroulée dans de beaux draps couleur pastel. Je pouvais deviner les formes de ton corps sous le tissus. Tes cheveux châtains balayés de blond étaient étalés sur l'oreiller. Je t'ai trouvée vachement belle ; ça m'a ému. Et là, avec tous ces souvenirs, je te rejoindrais bien.

J'ai envie de me déshabiller et de me glisser dans le lit sans te réveiller. Je me collerais contre toi pour sentir ta peau contre la mienne, tes fesses contre mon sexe, ton dos contre mon torse... Tout doucement, je caresserais le creux de tes hanches. Puis, en prenant garde de ne pas te réveiller, je descendrais ma main vers ton entrejambe. J'ouvrirais délicatement tes lèvres avec deux doigts pour te masturber d'un troisième.

Tu te réveillerais alors en poussant un soupir de plaisir et j'enfoncerais mes doigts en toi pour t'arracher aux quelques lambeaux de rêves qui subsisteraient derrière tes paupières. J'embrasserais ta bouche, ton cou, puis tes seins. Du bout des lèvres, je suçoterai tes mamelons.

Hmmm, rien qu'à l'écrire, je peux imaginer la chaleur de ta poitrine et le goût légèrement salé de tes tétons.


Ton visage est une invitation à la poésie. Ton corps est une déclaration d'érotisme. Ton odeur m'enivre. J'ai tout le temps envie de toi. Tous les jours je pense à toi, au moment où je pourrais enfin te caresser avant de plonger mon sexe en toi.


Le problème c'est que je peux pas saquer ta mère ; ça tombe bien, c'est réciproque. Elle n'a jamais été particulièrement pudique à ce sujet. Et moi, les prises de têtes avec la belle mère, ça me souffle dans le conduit ! Alors je me casse. Avec ta copine, tu sais, celle que j'appelais « la frigide » à cause de son look de catho coincée. Ben la bonne nouvelle c'est qu'elle l'est pas.

La mauvaise, c'est qu'il va falloir que tu rachètes des piles pour ton « p'tit lapin ».



Tu passeras le bonjour à ta mère.



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