Les enquêtes d’Hercule Foireaux (59)

Hervé Lénervé

Hercule était alors une jeune recrue de la Police Nationale.

Accueil du public au commissariat, il est venu nombreux le public et il attend en patientant.

-         Bonjour madame, c'est à quel sujet ?

-         Je me suis fait agressée sexuellement dans la rue.

-         Parlez plus fort madame on ne vous entend pas. Donc, résumons- nous, VOUS AVEZ ETE VIOLEE SUR LA VOIE PUBLIQUE !

-         Oui ! Mais je n'ai rien senti.

-         Pendant l'agression ?

-         Non, pendant l'acte et je n'ai même pas joui, donc mon honneur est sauf !

-         D'accord, mais autrement, c'est à quel sujet ?

-         Mais pour porter plainte, voyons !

-         Bien sûr, évidemment, suis-je bête ! Excusez-moi, c'est ma première matinée à l'accueil. Cependant, mes collègues n'ont pas voulu me bizuter, ils m'ont dit pour vos viols hebdomadaires.

-         N'empêche que cette fois, je ne me suis pas laissé faire, je lui ai coupé les couilles.

-         Merde ! Vous aviez un couteau ?

-         Avec les dents !

-         Ne bougez pas de là ! Là, il faut que j'informe ma hiérarchie.

***

-         Sergent, cette fois-ci, c'est du sérieux, la violée chronique a commis un délit, elle a arraché les testicules de son violeur.

-         Avec les dents... oui, on sait !

-         Vous ne m'aviez rien dit pour les couilles coupées.

-         Ecoute, nous aussi au début, on y a cru, mais après vérification sur la population entière de la ville, on a trouvé aucun eunuque, là où, selon la fréquence des agressions, ils auraient dû se reproduire majoritairement et on ne va pas tout te dire, non plus, brigadier. C'est le métier qui rentre, mon gars !

Ah, Hercule était bien jeune et bien naïf, alors. Il était  encore bien loin d'être le célèbre grand détective, perspicace et cynique tel qu'on le connait.

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