lilly chérie

lanimelle

Lilly chérie

On était je sais pas où, parce que c’était dans ma tête et que m’a tête n’a pas de nom, c’est un pays qui s’trouve pas sur une carte.

Elle était rousse, les cheveux crantées par nature, longs jusqu’au dessous des épaules, son visage était claire, entre une peau de lait et la couleur de ma peau l’hiver.

On buvait de la bière dans cette soirée ou les gens avaient des discours sérieux, moi j’ai jamais le temps pour parler des choses sérieuses, je les fais quand il faut les faire mais le reste du temps je préfère rire et boire de la bière.

Elle était là comme moi, sorti de nulle part, elle avait un sourire avec de larges dents, ca lui donnait un coté enfant, une innocence collée là, et quand elle souriait ca prenait toute la place, j’ai très rapidement dit « putain que t’es bonne bb! », en trinquant elle m’a dit « t’es con comme meuf toi, t’es un peu comme un pitre ou un gars qui voudrait me prendre par les cheveux! » « ben oué chérie, ca sert à quoi ta crinière de malade? C’est un peu comme une pancarte qui dirait vient me foutre à quatre pattes et bousille moi le ventre! » elle riait comme une pucelle et je buvais et je buvais et puis après j’ai fini par la convaincre, par lui dire « si t’as plus envie que ces malades te prennent par les cheveux t’as qu’à tout raser bb, c’est simple à résoudre ton putain de problème! » elle riait et disait « putain t’as raison j’y avais pas pensé », autour il y avait plein de petits clans et on sentait limite qu’ils se faisaient chier comme des rats morts et moi et elle, moi et la bombe rousse, on s’emmerdait pas putain, c’était la première fois que je la voyais ici, c’était la première à s’envoyer des bières comme moi, au goulot et à rire trop fort pendant que ca dérange et qu’on s’en foutait royal que ca pouvait déranger!

« on y vas? », elle m’a dit « demain tu crois pas que je vais regretter? », avec mes foutus idées à la con et mes airs de « je convaincrai le monde parce que je suis sure de mon coup! », elle m’a laissé faire, j’l’ai installée sur un tabouret qui tourne, j’ai pris la masse drue et lourde en main, j’avais mis le sabot au minimum, j’ai fait « on » et là le bruit d’une tondeuse est venue lui faire le crane comme elle le méritait!
Y avait pas de miroir, on était dans les chiottes de chez la meuf qui faisait une « pseudo bringue » sauf qu’à part nous personne ne s’amusait!

Pendant que se faufilait sur le crane divin de la belle, la machine à repousser les hommes qui prennent les femmes par les cheveux, j’en profitais pour lui murmurer dans l’oreille, « putain que t’es belle, putain que l’odeur de tes cheveux qui tombent laisse remonter toute ton âme, putain plus je te tonds et plus je t’aime, c’est étrange chérie, étrange comme ca m’excite de te tondre ta putain de tignasse ».

Elle avait des frissons, je le voyais à sa peau dans son cou enfin libre, je le voyais à la pointe de ses seins qui disaient sous son tee shirt « on y peux rien, c’est bon quand elle te tond,, c’est bon le bruit du truc un peu viril qui se passe, c’est bon bordel et je ne sais plus ce que je fais mais ce que je sais c’est que c’est putain de bon! »

J’ai laissé une longue mèche sur le coté et puis devant un petit épi.

Elle était devenue une déesse, quand je l’ai regardée en face avant même qu’elle ne se voit, ca m’a fait un truc comme si j’avais eu une décharge de 3000 volts dans le bide!

J’avais prévu le pack, je lui ai tendu une autre bière parce que là c’était une vraie occasion de fêter un truc!

Les bouteilles se sont cognées, on s’est souri, après la gorgée je suis allée la tête dans son coup, je lui ai dit doucement « je m’suis trompée tout à l’heure, t’es pas bonne, t’es de la tnt à l‘état brut, comme un putain de pays qui me donnerait envie de devenir nationaliste, comme une déesse de 2013, t’es devenue une déesse chérie !».

Elle m’a embrassé directe, je sentais sur sa joue des bouts de cheveux collés qui me piquaient et j’aimais ca, un peu comme la barbe d’un gars mais là c’était pas un gars, là cette langue elle était comme la mienne, naturellement folle, là c’était juste l’île cachée que j’explorais avec une tendresse chaude qui coulait déjà de mes mains sur ses seins.

Elle ne s’est pas vu tout de suite, on a fait l’amour avant, dans ce petit chiotte où on avait trouvé des positions extravagantes qui nous avait fait rire et jouir!

« Lilly je t’aime » j’avais la tête entre ses jambes et ma langue sur son sexe chaud et trempé.

Elle m’a dit « j’m’appelle pas lilly! » je lui ai dis « c’est pas grave, on s’en branle pour moi t’es lilly maintenant! ». Elle souriait de tout ce que je lui disais, c’était peut être la bière ou alors qu’on était  faite l’une pour l’autre, au moins à ce moment là je me disais!

Je suis sortie du chiotte la première et je me demandais si on avait vu notre absence, si on nous avait entendu jouir ou rire!

Là, j’étais un cow boys après l’amour, sauf que j’avais des seins, des cheveux roses et ma robe froissée.

Timidement elle a attendu que je me retourne sur elle pour sortir.

Elle était belle et mes yeux le lui disaient, elle est sortie avec son tee shirt couvert de ses cheveux longs et morts, je lui avais fait la gueule qu’elle méritait je pensais.

Dans le salon, ceux qui restaient se sont retournés, sa mère a hurlé « mais qu’Est-ce que t’as fait? », y a eu comme un froid, et lilly c’est retournée vers moi les yeux surpris comme si j’avais fait une connerie ou un truc honteux et que je lui aurai pas dis.

J’ai pris une autre bière et je lui ai tendu, une gorgée histoire de détendre cette putain d’atmosphère qui sentait d’un coup la puanteur de la réalité!

Après je l’ai embrassée, devant sa mère, mes potes et les siens!

Je crois que c’était ca l’amour avec lilly, c’était simple, fallait juste pas essayer de convaincre les gens de notre bonheur, oué et elle a remis ses yeux dans les miens et nous étions devenues sourdes au reste du monde.

Ce matin j’ai pas compris, lilly m’a envoyé un sms qui disait « je ne veux plus jamais te voire! ».

Et là je me suis dis en même temps que mon crane me disait « t’as déconné encore, t’as trop picolé hier »,  « encore une qu’assume pas l’amour oué, encore une à qui tu donnes le beau et qui en a tellement peur qu’elle se met du coté des plus forts! ».

Je regardais le ciel, les oiseaux, mon chien qui ronflait, j’étais bien moi malgré la gueule de bois, j’avais des souvenirs de lilly  et encore de ses cheveux collés à moi.

J’ai pas répondu à son sms de merde.

Le soir même elle tapait à ma porte pour s’excuser et me rouler la plus belle pelle jamais roulée et j‘avais déjà mon doigt dans sa fente toujours aussi chaude.

Pendant qu’elle m’embrassait et que de nouveau mon ventre se remplissait de la chaleur de l’été je me disais « lilly je t’aime, lilly je t’aime, lilly je t’aime… » et elle dansait sur la paume de ma main.

Une grosse langue chaude m’a léché le nez, « putain chuck tu casses les couilles, je faisais un putain de rêve, j’étais avec lilly et je l’aimais! Sale Jaloux!».

Je comprends rien aux gars aux meufs mais tout ce que je sais c’est que mon putain de clébard est le roi des briseurs de rêve parfait!

L’animelle

  • merci henri
    l'animelle

    · Ago almost 9 years ·
    Lanimelle 465

    lanimelle

  • Il est cool ton texte !! :)

    · Ago almost 9 years ·
    Bout du monde 92

    henri-charte-pocel

  • Yannick, archange, les gars pour l’orthographe je suis d'accord avec vous c'est pénible pour ceux qui la maitrise bien pour moi qui est une série de dys...c'est comment vous dire super chaud! et puis ici c'est comme une aire de jeux, un endroit ou je peux m'amuser alors je ne prends pas grand chose au sérieux!
    l'animelle

    · Ago almost 9 years ·
    Lanimelle 465

    lanimelle

  • " Une " orthographe... Terrible, les fautes, sur un texte court.
    Il est vivant ton texte, amusant aussi. À te lire.

    · Ago almost 9 years ·
    Image

    Archange Flippé

  • J'aime beaucoup aussi. Mais pourquoi ne pas travailler ? Une fois la force brute couchée sur le papier, vous pourriez peaufiner un peu. L'idée n'est pas de passer à l'acide et de poncer à la machine, mais juste de sabler les coins, corriger les coquilles... Ya rien d'arrogant comme un texte brut et qui sent le sexe, puis qui se pavane avec un orthographe irréprochable.

    · Ago almost 9 years ·
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    Yannick Bériault

  • j'adore, on entend mon chien ronfler et le chling du four!! la vie quoi!on peut m'accuser de tout mais pas de travailler mes textes!hihihihih
    l'animelle

    · Ago almost 9 years ·
    Lanimelle 465

    lanimelle

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