Mais qui remplit ces vers ?

yan--2

Je n'avais rien écrit de sérieux tout ce temps
Et tant que ces yeux bleus, rieurs, azurs
Émerveillaient le champ de ma pauvre écriture
Je pondais des mots fous et en profitais tant.

Et j'en profitais tant en des draps salués
Par d'autres écrivant des vers aux rimes sûres,
Je sirotais en force, des mélanges obscurs
Posés sur des croupes en prose statufiées.

En des coupes cristal aux reflets incertains,
Je buvais tout mon saoul et même plus encor
Et refaisais le monde au linge des putains,

Je vidai les vers las sans pouvoir les écrire
Et sentais mon cœur là lentement se flétrir,
Bénissant le diable d'occuper ce vieux corps...

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