MUSIC

agathe-mirage--2

13/09/2012

Le matin…

Coincée dans cette grande boite de conserve

Au milieu de ces langues noires ponctuées de spasmes mécaniques

Mittie Collier chante sa douleur.

Quand enfin notre cheval collectif roule au galop

Et crachote ses poumons tel un vapeur sur l’ Mississippi

Le parfait Lou Reed laisse la place aux Poupées de NY City.

Notre conducteur tape alors sa crise et laisse un usager,

Dehors, sur le carreau, les bras en l’air de dépit.

Rompu par la course d’son transporteur,

L’homme au géant guidon, habité par le minotaure

Fulmine par le nez un feu ardent…

Le vicieux fait semblant de sociabiliser avec une antilope et

Tente de couvrir plus de langue noire qu’elle… et réussit ;

Quitte à faire hennir sa machine et ses occupants.

Voyage aux accents syncopés,

Les billes des passagers au bord de se cogner les unes aux autres

Nos destinations attardées, le ventre en chiffonnade

Je sors enfin d’la bête à roues

Pour m’avaler un court,

Histoire de m’remettre

Les idées rondes avec le roi Crimson

Laissant derrière moi,

Cet heavy rider du bitume.

A midi…

Sous le ciel anthracite tout est calme et frais

En d’dans, tout est chaud et mouvant

Cymande me balance son flow afro,

J’ me projette suintante, sur la piste de danse

Expurgeant ces journées de labeurs…

Ereintantes.

J’me sens complètement narine, alpha bête, puissante et dominante

A faire des équations sans règles

Mais…rien ne fonctionne,

Y’a jamais assez TERRE/MER/AIR

Faut foutre le camp vite fait, mais

J’ai pas encore trouvé les facteurs VITE ni FAIT

J’parle bien au vent pour lui d’mander

D’nous emporter, mon homme et moi,

Mais…bon…voilà…le vent…

Bientôt nous serons oiseaux, en attendant…

Je dois encore me pourfendre de voyages à dos de manèges

Dans la ville myope, à lui trimer des binocles

Report this text