Nos rêves crèvent

nouontiine

Nos rêves crèvent

Que dire face à la mort,

Quand autour de nous tout s’effondre

Que même nos coeurs s’effondrent

Et que j’ai peur, très peur qu’un jour

Nous n’ayons plus de larmes pour pleurer nos morts

Que dire quand on a plus rien

Que seule la dignité nous tient

Qu’autour de nous la terre hurle, brûle

Que les cieux spéculent sur ces molécules

Et que les maux, sur nos bouches, ont remplacé les mots ?

Où porter nos pas quand on a tout perdu

Que la rage nous a corrompu

Que seule la colère, la terreur hantent nos souvenirs

Que sur nos lèvres s’éteignent les sourires

Quand même les gosses n’arrivent plus à rire

Nos rêves, nos rêves se disputent à nos cauchemars

Quand l’espoir se noie dans nos regards

Nos rêves, nos rêves d’amertume crèvent

Quand la foi dans nos coeurs s’égare

Combien d’âmes prolétaires

Dépouillées d’élan contestataire

A-t-on sacrifié sur cette terre peu solidaire

Pour la belle avancée du nucléaire ?

Pourquoi ce sont toujours les mêmes qui peinent

Pourquoi ce sont toujours les pauvres qui crèvent

Quand tous, tous ont déserté

Seuls ils piétinent abandonnés

Dans ce monde où la monnaie

Aura toujours plus d’importance que la paix

 

Nos rêves, nos rêves se disputent à nos cauchemars

Quand l’espoir se noie dans nos regards

Nos rêves, nos rêves d’amertume crèvent

Quand la foi dans nos coeurs s’égare

Oh, peuple du levant,

Oh, peuple méritant,

Toi qui dans la détresse

Regarde encore devant

Toi dont la sagesse

Éclaire nos égarements

Prions pour qu’il ne soit pas trop tard

Pour nos âmes qui s’égarent

Comme des étendards dans le blizzard.

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