Ouvres Ma Cage

Juliette Delprat

Je sais bien ce que vous en pensez, ta conscience et toi…

Regarde- moi, sombre idiot, regarde les, les lèvres que tu as jadis goutées à pleine bouche

Elles sont toujours les mêmes, avides et fiévreuses, ne vois tu rien ?

Frôle le ce corps que tu as déjà parcouru, saoule toi avec ma peau

Que tu as, jusqu’à l’étourdissement, respirée à pleins poumons.

Est il possible que tu ne te souviennes que je fus tienne ?juste le temps d’une nuit ?

Jures moi  que la douce odeur de mon sein ne t’invite pas.

Je sais que tes doigts effleurent encore en songe ma frêle taille et le contour de mes hanches.

Je les devine tes regards sur ma nuque, dans laquelle tu as, il y a longtemps,  soufflé, chuchoté, mordu.

C’est pas beau tu sais, vivantes ou mortes, nos amours  me hantent,

Mon corps est devenu une cage que d’autres pénètrent et  c’est de ma faute à toi

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