Petit monstre mignon le Jabberwocky 17/04/14 à la Maroquinerie

Rucken Pepito

Parcours dans le monde fantastique de l'électro pop made by Jabberwocky

La première fois que j'ai entendu le nom Jabberwocky, j'ai tout de suite pensé aux bestioles horribles dans Final Fantasy XIII (culture geek oblige). Je m'imaginais à l'époque un groupe de mecs chevelus, tatoués, aux voix rauques et guitares prêtes à voler en morceaux. Je n'y étais pas du tout.

Faut dire que leur premier morceau à succès « Photomaton » est vraiment loin de l'univers auquel j'avais pensé. Le morceau est planant, doux et mélancolique à la fois, porté par la voix très sensuelle d'Elodie Wildstars : il n'en fallait pas plus pour titiller ma curiosité.

Je n'avais pas eu l'occasion d'écouter d'autres enregistrements du groupe, à part quelques remixes trouvés sur internet. Je n'arrivais donc pas à me faire un avis tranché sur le Jabberwocky. J'avais pourtant très envie d'en savoir plus ! J'ai donc pris le pari risqué d'aller les voir le 17 Avril 2014 dans ma salle de concerts préférée : la Maroquinerie.

Arrivé dans la salle je me suis installé dans mon coin fétiche (en haut des marches à droite de la scène) avec ma partenaire de concerts officielle, prêt à TOUT critiquer.

Le concert a commencé par une lecture du poème de Lewis Caroll «The Jabberwock », avec un mélange de sons et jeux lumières qui créaient une ambiance digne de l'univers imaginaire de ce dernier : fantastique, énergique, lourde et intense à la fois. Dès les premiers sons de clavier et de guitare, je me suis laissé emporter par l'histoire que ce groupe de potes était en train de nous raconter.

La suite du concert : une électro douce, rythmée, des morceaux qui explosent par moments, et qui vous ramènent gentiment sur terre à d'autres. La chanteuse qui faisait des apparitions ponctuelles, apportait une sensualité froide qui se mélangeait parfaitement à la seule guitare du groupe.

Il y avait je trouvais, une certaine timidité entre le public et les membres du groupe, certainement due au commencement accéléré d'une carrière prometteuse.

Malgré ça, les petits jaberwocks m'ont fait danser, danser et danser sur presque la totalité du concert, et on sait tous que « dancing people are never wrong ». Personnellement, pari réussi pour ce groupe qui malgré une timidité évidente, a plutôt bien vendu son bébé. Pour tout vous avouer, je cherche encore à adopter un petit Jabberwocky d'appartement.

Report this text