Pour les poèmes

aile68

Pour les poèmes qui dorment au bois je veux vivre. Pour le gui pendu au plafond je veux bien d'un prince juste pour un soir. Mon crayon n'a plus de mine j'écris encore à l'encre de l'espoir. Du soleil, de la vie, des étoiles j'en ai plein les poches, ils me réjouissent telle une écuyère sur son cheval un soir de grand gala.

Jeter l'eau salée de mes gros sanglots puisés dans la mer de mes souvenirs puis tanguer avec les bateaux un jour peut-être, je veux bien y croire. Plonger dans ma jeunesse la tête la première pour y revoir maman en tablier blanc quoi de mieux?

C'est pas de la poésie, c'est un menuet que je danse tel un farfadet qui s'envole au pays imaginaire de ses nuits pleines de rêves et de réalités cachées derrière les arbres endormis.

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