RELIE PHARE

Apolline

Dans notre phare, nous nous plaisons à nous rassembler même si nous ne faisons pas partie du même bateau. Et quand il faut nous séparer, de le voir partir me fait plonger dans une lune décroissante.

Tout ce qu'il possède, à son tour le possède !

Insensiblement, il vogue à plein courant d'air dans plusieurs bras de mer, ras bord, raz de marée, soumis à de grands soleils affectés. Sa boussole gravée d'une mémoire princière trace son sillage orienté, saboté, en empruntant  des couloirs de pouvoirs, des sommets gâtés de gloire et d'épées argentées.

Que reste-il alors ensuite, après mon menu souper, étirée sur un lit drapé étoilé, dénudant des émotions salées qui devenues blanchâtres, réverbèrent l'écume des nuits ? Que reste-t-il de mon quartier si ce n'est le remplir, m'arrondir encore et toujours ; possédée en retour par la richesse si harmonieuse du don d'amour ; gratifier ce même filament unique, dans ce phare, dans NOTRE PHARE.                    

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