Richard

pianitza

Richard D. James, c'est Thélonious Monk ressuscité potards entre les phalanges et prises Jack nouées autour du cou. Skrillex, Guetta et Daft Punk sont ses épigones. De la petite Dubstep jusqu'au dancefloor, les têtes remuent mais beaucoup ignorent quel maestro se cache derrière et fournit en lumière. Couvert d'une nuée de pseudos, de Polygon à Q-chastic, son plus connu demeure Aphex Twin.
C'est sous ses doigts huileux, calfeutrés de dissonants piaulements, que les filins des machines s'expriment. Du grésillement poétique jusqu'à la secousse des antennes, les nappes fleurs bleues se manifestent extatiques sur nos enceintes. Lui parler de génie ou de beauté le vexerait sans doute. Lui et l'image, ça fait terne… Dans l'industrie du disque il préfère encore se dissoudre dans la mélodie des signes. .215061 ou Track#2 168 BPM sont autant de titres anti-commerciaux qui se trissent derrière les flanelles de l'étrange.
Aphex, comme Luke Vibert, Boards of Canada ou Autechre a compris une chose : La musique est une vieille égoïste solitaire ! C'est toujours que des nuages d'ombre, de la littérature qui fait du bruit. On ne sculpte le beau que dans le coin des corniches acides. Autrement, on connaît la chanson : Ça pop puis ça corne...


Si l'on veut mieux comprendre les excavateurs et leurs manies de retourner la terre, la cirrhose des ampoules, il faut incontestablement faire un tour du côté de chez Richard… Parce que s'il existe bien un Mozart du Blip et du Blop, aujourd'hui, c'est lui.

  • Bonjour n'oubliez pas de noter l'album pour que votre chronique puisse être prise en compte par le jury ! merci d'avance !
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