Vous m’en direz tant…

Hervé Lénervé

Alain disait : « Tu as mal à l’âme, coupe du bois. » Tandis que mon pote Roland le bûcheron, disait « Est-ce que je me mêle de sa philo, moi ? »

Le problème est que l'amoureux malheureux n'a aucune envie de couper du bois, il préfèrerait se couper un bras ou au mieux encore, partir à la guerre. Mais comme un malheur n'arrive jamais seul, nulle guerre en perspective où aller se faire tranquillement tuer en chantant une rengaine, ton-taine.

Alors, il erre comme une âme en peine en soupirant sa flamme et en mettant le feu partout où il passe comme un dragon enrhumé. Vous avez vu des amis, quand ce ne fût pas vous-même, peut-être, connaître cet état d'indifférence à la vie. Seul le temps pourra le guérir, car le temps est une épée à double tranchants, d'un côté elle érode les amours les plus merveilleux, de l'autre elle guérit les blessures de cœur les plus abyssales.

Si vous vous plaignez que les roses aient des épines, que diriez-vous des cactus, alors ?

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