Corps et âmes intimes - Poème

tantdebelleshistoires

Une communion sublime

En prenant dans mes bras ton corps chaud mais sans vie,

Nos corps ont fusionné dans un grand don d'amour.

Je t'ai serré si fort que nos esprits aussi

Sont devenus des âmes qui s'aiment pour toujours.

Tu es parti si vite vers le grand infini

Avec nos souvenirs et notre immense amour.

Laissant mon pauvre corps démantelé, détruit

Et nos esprits vrillés tourmentés de longs jours.

Quelle douleur extrême de poursuivre sans toi,

Quel destin cruel de mourir sans moi.

Toi et moi à jamais restons une unité,

Et si ta mort était comme un cadeau ultime

Accueillir les maux : vivre, mourir, aimer

Une communion sublime, corps et âmes intimes.

  • C'est aussi fort que beau...

    · Ago about 4 years ·
    Coquelicots

    Sy Lou

  • L'amour et la foi sont en effet inextricablement liés, enfin dans ma conception du sentiment amoureux. Merci encore de nous livrer un texte puissant qui irradie de cette lumière des nébuleuses où la vie et la mort ne font plus qu'un.

    Un court extrait d'un texte de Hugo dans la Légende des siècles :

    Les Nébuleuses

    A qui donc parles-tu, flocon lointain qui passes ?
    A peine entendons-nous ta voix dans les espaces.
    Nous ne te distinguons que comme un nimbe obscur
    Au coin le plus perdu du plus nocturne azur.
    Laisse-nous luire en paix, nous, blancheurs des ténèbres,
    Mondes spectres éclos dans les chaos funèbres,
    N'ayant ni pôle austral ni pôle boréal :
    Nous, les réalités vivant dans l'idéal,
    Les univers, d'où sort l'immense essaim des rêves,
    Dispersés dans l'éther, cet océan sans grèves
    Dont le flot à son bord n'est jamais revenu ;
    Nous les créations, îles de l'inconnu !

    · Ago about 4 years ·
    Profil

    Julien Darowski

    • La tombe est un berceau...voir le texte extraordinaire de Doris Lussier et il cite Victor Hugo à la fin ;-)
      Je n'ai qu'une toute petite foi naturelle,
      fragile, vacillante, bougonneuse et toujours inquiète.
      Une foi qui ressemble bien plus à une espérance qu'à une certitude.

      Mais voyez-vous, à la courte lumière de ma faible raison,
      il m'apparaît irrationnel, absurde, injuste et contradictoire
      que la vie humaine ne soit qu'un insignifiant passage
      de quelques centaines de jours sur cette terre ingrate et somptueuse.

      Il me semble impensable que la vie, une fois commencée,
      se termine bêtement par une triste dissolution dans la matière,
      et que l'âme, comme une splendeur éphémère, sombre dans le néant
      après avoir inutilement été le lieu spirituel et sensible de si prodigieuses clarté, de si riches espérances et de si douces affections.

      Il me parait répugner à la raison de l'homme autant qu'à la providence de Dieu que l'existence ne soit que temporelle et qu'un être humain n'ait pas plus de valeur et d'autre destin qu'un caillou.

      la mortJ'ai déjà vécu beaucoup plus que la moitié de ma vie; je sais que je suis sur l'autre versant des cimes et que j'ai plus de passé que d'avenir.
      Alors j'ai sagement apprivoisé l'idée de ma mort.
      Je l'ai domestiquée et j'en ai fait ma compagne si quotidienne
      qu'elle ne m'effraie plus…ou presque.

      Au contraire, elle va jusqu'à m'inspirer des pensées de joie.
      On dirait que la mort m'apprend à vivre.
      Si bien que j'en suis venu à penser que la vraie mort, ce n'est pas mourir,
      c'est perdre sa raison de vivre.
      Et bientôt, quand ce sera mon tour de monter derrière les étoiles, et de passer de l'autre côté du mystère, je saurai alors quelle était ma raison de vivre.
      Pas avant.
      Mourir, c'est savoir, enfin.
      Sans l'espérance, non seulement la mort n'a plus de sens,
      mais la vie non plus n'en a pas.

      Ce que je trouve beau dans le destin humain, malgré son apparente cruauté, c’est que, pour moi, mourir, ce n’est pas finir, c’est continuer autrement.
      Un être humain qui s’éteint, ce n’est pas un mortel qui finit,
      c’est un immortel qui commence.

      La tombe est un berceau.
      Mourir au monde, c'est naître à l'éternité.

      Car la mort n'est que la porte noire qui s'ouvre sur la lumière.
      La mort ne peut pas tuer ce qui ne meurt pas. Or notre âme est immortelle.
      Il n’y a qu’une chose qui peut justifier la mort…. C’est l’immortalité.

      Mourir, au fond, c’est peut-être aussi beau que de naître.
      Est-ce que le soleil couchant n’est pas aussi beau que le soleil levant ?
      Un bateau qui arrive à bon port, n’est-ce pas un événement heureux ?

      Et si naître n’est qu’une façon douloureuse d’accéder au bonheur de la vie,
      pourquoi mourir ne serait-il pas qu’une façon douloureuse
      de devenir heureux ?

      La plus jolie chose que j'ai lue sur la mort, c'est Victor Hugo qui l'a écrite.
      C'est un admirable chant d'espérance en même temps qu'un poème d'immortalité.
      "Je dis que le tombeau qui sur la mort se ferme
      Ouvre le firmament,
      Et que ce qu'ici bas nous prenons pour le terme
      Est le commencement.

      · Ago about 4 years ·
      Je t'aime (1)

      tantdebelleshistoires

  • Fusionnel ! Pendant longtemps j'ai senti sa présence.
    J'ai fais des voyages que nous rêvions de faire... Mais votre ressentit est bien plus fort.

    · Ago about 4 years ·
    Version 4

    nilo

  • Très émouvant....
    Je connais une personne qui ressent la même chose que vous.

    · Ago about 4 years ·
    Oeil

    anne-onyme

  • Un ressenti de fusion absolue de nos corps et de nos esprits.
    Un don mutuel où j’ai transmis mon corps vivant à mon chéri. Mon corps a rejoint son esprit pour qu’il poursuive son existence infinie.
    D’un autre côté son esprit en quittant son corps immobile s’est installé dans mon corps vivant pour que je poursuive ma vie terrestre.
    Ce sont les mots écrits quelques temps après cette expérience.
    Avec le recul, je me rends bien compte que ça peut paraître mystique, surréaliste...
    C'est sans doute ça la foi!

    · Ago about 4 years ·
    Je t'aime (1)

    tantdebelleshistoires

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