Et moi, j'te provoque.

mooona

J’pense qu’on aurait pu s’évader. J’pense qu’on aurait dû partir. J’pense que la vie, elle ne se fait pas comme ça, elle ne se déroule pas sur un fil continu sur lequel tu marches, en t’obstinant à marcher droit devant toi. Non j’pense que rien n’est écrit. Ton destin, tu le provoques. Tu ne te contentes pas d’avancer toujours dans la même direction. Parfois tu vires à droite, tu prends le mauvais chemin, parfois tu vires à gauche, tu retournes sur tes pas, tu fais des détours ou demi-tour, parfois tu recules aussi, et tu recommences, poursuis ou construit un nouveau chemin. Et parfois, tout simplement tu t’arrêtes. Tu prends le temps de te poser, de réfléchir, de profiter de l’instant présent, tu vies toujours et pas forcément au ralentit. C’est pas parce que t’es arrêté que tu ne fais plus rien. Parfois tu vies a 100 à l’heure même si tu ne marches plus, même si tu ne cours plus. C’est ces moments-là qui sont déterminants dans ta vie. C’est ces moments-là qui te permette de découvrir le monde, les autres, de te découvrir. C’est ces moments-là qui font de ta vie la tienne. Et puis quand tu te sens prêt, tu repars. Et pas forcément tout droit. Et pas forcément tout seul. Tu vois, j’t’avais dit, on aurait pu s’évader. Et j’pense qu’on le peut toujours. Le destin, on le provoque, c’est tout.

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