Fouisse la vie

ernestin-frenelius

Le splitch splatch des gouttes qui tombent et s’écrasent sur la roche et la terre

Le scintillement irisé et la naissance de l’arc en ciel

Le piaillement des oiseaux et leurs traits fuyants battant des ailes et dans l’air

Le tintement des cloches au lointain

Evoque une procession autre que celle des escargots

Et des insectes qui grouillent

Les hommes arrivent

Ils ne croient rien, n’entendent rien,  n’y voient rien, ne sentent rien

Partout la nature chante et danse encore

En sourdine, elle vit bien qu’elle soit violée

Ils ne savent ce qu’ils font

Et sans le savoir s’en vont

Et la vie reprend tonitruante et sereine

Elle s’écoule comme la rivière vers la mer

Fouisse souterraine comme la taupe en sa terre

Rampe comme le serpent fuyant

Grouille comme les fourmis par milliard et magie

Chante comme les oiseaux volent

Danse comme les papillons virevoltent

Irradie, iridescente comme l’arc dans le ciel de tous les vivants

Gronde en les entrailles de la terre et de tous ses enfants

Eclate comme les gouttes qui s’écrasent sur la roche, la terre et les mers

Tandis que le soir tombe et qu’elle s’arrête de s’écouler, de fuir et grouiller, de voler, danser et chanter, d’irradier, gronder et s’écraser

Implose et se repose.  

Signaler ce texte