Insomnies

flolacanau

Les heures s'enchaînent et ne signifient rien

Elles aussi sont esclaves du vide.


J'ai l'estomac tenaillé par la fin.

Une mâchoire de métal me déchire l'intestin.


Les nuits guerrières m'assaillent de douceurs évanouies

me bercent à l'uppercut, m'assomment sans m'endormir.


Ne plus m'abandonner à mes rêves cul-de-sac,

à l'onde hypnotique de la complicité.


Je veille sur un désert à rides,

sur un réveil à larmes.


Qu'attendre du jour qui vient ?

Le monde est gris : il tourne vinaigre


Est-on jamais plus seul qu'envahi par sa peine ?

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