La nuit rousse

yan--2

Petite fleur sauvage, cheveux au gré du vent,

Le bleu de ton regard exulte la fierté

Que te donne ton âge et ce bleu paravent

Protège des regards la tendre intimité...

La cambrure insolente qui souligne tes reins,

Tes jambes infinies dessinant un ballet,

Ce petit goût de menthe à la pointe des seins,

Que je lape béni comme le chat le lait...

Ta chevelure éclate, rousse comme un soleil

Sur les forêts d'érables survolées avec toi,

L'oreiller écarlate épouse ton sommeil,

Tes rêves immuables ne parlent que de moi...

Dors ma douce amante, ton souffle est apaisé,

Que demander au ciel de plus que je n'ai,

Que la nuit soit lente et ton coeur embrasé,

Je ne suis éternel, ne me quitte jamais...

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