Le mal des transports.

flolacanau

Ta tête, c'est la place de l'étoile ;

la mienne, un chantier d'échangeur d'autoroutes

Mal nous conduire, était notre créneau

et l'on s'était garés trop vite, trop fort.

Et l'on s'est égarés trop vite trop fort.


Quand on aime plus que tout en proie aux cas rapaces

on devient moins que rien sous notre carapace.


Tu me disais : t'es comme moi,

t'as pas de bouton stop.

Ça fusait dans l'espace de nos vies sidérées;

de comptes à rebours en décollages minute,

une de ces attractions où l'on ne touche pas terre.


Quand on aime plus que tout en proie aux cas rapaces

on devient moins que rien sous notre carapace.


Ça grondait souterrain, ça traversait les villes

Des lumières de tunnel, et nos correspondances...

Nos transports peu communs, et nos cœurs point sonnés

vibraient d'un même cahot, d'une même évidence.

Poinçonné, tout cela, nous voilà invalides.


Quand on aime plus que tout en proie aux cas rapaces

on devient moins que rien sous notre carapace.



On pense avoir trouvé le bonheur de se perdre

mais c'est le bonheur de se trouver qu'on a perdu.

En guise d'indication, c'est un malheur sans bornes.

Plus d'étoiles dans ta tête, atterrissage forcé

et la boue, cette inerte envahit mon chantier.


Quand on aime plus que tout en proie aux cas rapaces

on devient moins que rien sous notre carapace.


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