Normandie

Marie Michèle Mounier

Il flotte en Normandie un air de liberté. Tout semble si joli en ce beau jour d'été.

Ils sont venus de loin, sans eux qu'aurions nous fait.

C'était un beau matin, une mer déchaînée leurs ouvrait le chemin. Un jour banal, un jour de juin. De très jeunes garçons, de Grands Hommes déjà. Et leur regard dit tout. Ils ont peur ils ont froid, mais ne le disent pas. Ils ont hâte et pourtant….

Combien de morts, combien de sang, combien de corps gisant.

Oh bien belles falaises qui enfin se dessinent. Oh Toi la Belle France, que feront-ils de Toi. Tous ces gamins, tous ces soldats et sonne l'heure du grand combat. Le jour se lève, il faut faire vite.

Et tout commence, et tout s'en va. Combien de morts, combien de sang, combien de corps gisant. 

Je suis Français ou Canadien, Je suis Anglais, Américain. De Germany je viens aussi. J'ai 20 ans, je suis blond je suis brun je suis transis, transis de froid, transis de peur. Mon corps ne supporte plus ce poids, bien me souvenir, …des codes, des ordres ? Mon fusil est armé, je ne tirerai pas. Et pourtant, mon ami s'est endormi déjà, il ne reverra pas celle à qui il promit de glisser à son doigt son amour pour toujours.

La Normandie s'éveille, de verdure et de froid. Et la Normandie voit , du rouge dans la mer, des villes partiront car les chars seront là. Un vacarme infernal qui ne s'arrête pas.

Combien de morts, combien de sang, combien de corps gisant.

Combien de corps assassinés, pour crier crier, espérer et donner le grand espoir de LIBERTE.

2m

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