Un beau petit cul.

Etaine Eire

Souvenir de Mon Dieu...(texte très légèrement retravaillé le 24/05/2020).

J'en avais marre de le voir de face.

 

     Si vous venez traîner vos guêtres dans la ville des lumières vous y découvririez The Weight of One Self. Il est l'œuvre de Michael Elmgreen et d'Ingar Dragset. Wikipédia est votre ami - ou pas -, si vous ne savez pas, qui sont ces deux artistes plasticiens.

 

     The Weight of One Self est une statue qui se situe en face du palais de justice - quartier Saint-Jean - dans le cinquième arrondissement de Lyon. Cette statue - qui signifie que « L'homme porte son soi » - est assaillie par des photographes professionnels, amateurs, ainsi que - ce sont les pires - des paparazzis. De nuit comme de jour, il est admiré et immortalisé de face comme de profil - droit ou gauche, peu importe, ça n'a aucune incidence sur la suite de l'histoire -. Si vous êtes amateur de photos, vous en trouverez - de lui - sur le Net, toutes aussi belles les unes que les autres. Il y a même des blogs touristiques qui parlent de cette perfection.

 

     Au cours d'une de mes promenades photographiques - je me balade toujours photographiquement -, je traversais la passerelle du palais de la justice - sans oublier avant de photographier « la Girafe », je vous raconterais, un autre jour, qui est la girafe lyonnaise - pour aller sur l'autre rive afin de marcher dans le Vieux-Lyon. Mon regard fut attiré par un beau petit cul. Oh ! Ça va, ne soyez pas choqués, il n'y a pas que les hommes qui matent les culs, les femmes aussi, ne vous en déplaise, ne vous en défrise.

 

     J'ai failli m'embrouiller à cause de vos histoires. J'en reviens donc à mes moutons en l'occurrence là, c'était juste un mouton, à savoir que j'avais vu un beau petit cul. J'aurais bien aimé qu'il me dessine quelque chose sur mon corps de déesse, mais hélas, ce n'était pas un dieu, un vrai en tout cas.

 

     Il était là, exposant ses fesses et sa magnifique chute de reins aux doux rayons d'un soleil d'automne. Je n'avais jamais remarqué que son derrière était aussi joliment fait, tout bien musclé. Qu'est-ce que vous voulez, j'ai craqué par tant de beauté masculine et je me suis empressé de saisir mon Canon - je ne suis pas payé pour lui faire de la publicité -. J'adore mon bébé d'amour, je vous en parlerai un autre jour - ça va en faire des histoires à raconter -, mais pas aujourd'hui parce que vous allez finir par vous perdre dans mon histoire un peu conne. J'ai, donc, voulu photographier ce splendide petit cul parce que je trouvais que de le mitrailler toujours de face n'était point forcément la bonne façon pour lui rendre hommage. J'ai fait plusieurs photos, j'ai même fait un zoom. Oups !!! Ma promenade terminée, je me suis empressée de rentrer chez moi pour travailler sur mes photos avec Photoshop - pas de publicité, je sais - et de besogner surtout sur « le petit cul ». Satisfaite de mon job, je l'ai publié sur mon compte Instagram.

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