Une heure ou onze digitales

charlotte-laquiche

C'était, sur mes genoux le monde, nous y voilà, télégramme avorté, passage des lignes, l’abstrait fait le plein.

Si tu regardes par là, il te faudra revenir en refermant les écoutilles ou bien en te mordant les joues, la jeunesse embarque puis meurt  et se rouille, de l’espoir sur les bandes son, des yeux clos en perdition, Belle et but or not, la machine avale les données, troque le glas et les acrimonies, il était une fois un peuple, à l’ombre de l’histoire, des livres et des flairs, en proie à la raison, absence vacante à sa moralité, qu’ils aillent cuisants nous refaire une santé, partie légitime, intime à l’assaut, des fruits gorgés et du radium, le sel de notre science remet en doute notre existence, pourvu qu’il pleuve sur les citrus, que l’amertume fleurisse en fin, sale temps pour une pendule, un temps de chien au crépuscule, inélégance quand on s’y tient, infâme ou ne pas l’être, aux jurons plus hauts que la kabbale, nous disons oui, la lutte est malmenée, les fronts se plissent droitement, feintent l’uppercut d’une main gauche, petit, ton petit, le tout petit ne verra rien grandir, les bombes cisaillent de petites jambes, c’est cru comme inondé, radieux sous le bonheur, les perfides mènent la danse, le quart d’heure américain fait carton plein, des siècles de brochettes à nous lorgner, ils étaient beaux, ils étaient jeunes, l’épitaphe finish, un peu potiche,  moralité, révolution, si tu regardes par là, lève-toi, ils sont prêts, avec toujours, le même bras sur la jointure. Fuck the pain away!

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