Ange

vaureal

Ange,

Tu marches sur mon piano comme un baladin innocent. Tu composes des notes blanches et noires qui vibrent et je ressens.
Je ferme les yeux sous cette pluie et je pleure des larmes de sang.

Il est trop tôt, il est trop tard.

L’hiver verse son tapis banc sur les chapeaux des maisons. La fumée s’échappe et j’entends ton pas sourd qui s’approche dans la neige et je t’attends.

J’ouvre mes bras. J’offre cette main si blanche. Je t’offre le mi de cette saison froide et puis le sol de mes pas. Si,…, tu es là.

Il est trop tôt, il est trop tard.

Le printemps viendra naître sur la branche du seringua. Boutons roses et blancs pointent son doigt. Ce parfum qui exhale la blancheur de ma main sur la tienne où tu n’es plus.

Tu marches sur mon cœur, candide. Sur mes notes si blanches, immaculées de larmes, de sang et je ne suis plus.

Il est trop tôt, il est trop tard.

Je ferme les yeux sur le temps qui sera, qui n’est plus.

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