Je te déteste enfin. Tu peux donc revenir.

zembra

Je ne suis plus en Chine vois-tu. J’ai foutu le feu dans tout Shanghai et me suis promenée par un temps de la fin du monde. Là je suis dans mon salon, une crampe à la bouche qui ressemble à un sourire. Les Chinois lorgnent devant mes cheveux bouclés et mon cœur béant que j’exhibe, là où tu as aimé ranger tes malheurs d’enfant et plus tard les couteaux de cuisine.

Il me reste quelques jours à occuper ma bouche dans les discussions inutiles. Je racle les mots dans ma gorge et ton souvenir au fond de mon ventre. Je sais que tu me lis et tu sais que je vais rentrer. Je rentre baiser l’amour que tu humilies et le romantisme trisomique. Je rentre baiser ton souvenir dans le ventre des jolies filles. Je n’irai pas te chercher entre les ruelles, dans les terrasses bondées et au fond des verres vides. Je te déteste enfin, tu peux donc revenir.

  • La valse des sentiments, des je t'aime moi non plus
    Le titre est superbe bien sur

    · Ago almost 8 years ·
    Tyt

    reverrance

  • itou pareil pour moi... interpellée comme les autres.

    · Ago almost 8 years ·
    Jos phine nb 7 orig

    junon

  • je confirme... un style, à lire concentré pour ne rien perdre... ça interpelle entre les oreilles !

    · Ago about 8 years ·
    Img 5684

    woody

  • Je découvre ce texte, j'accroche, je regarde les com' et m'aperçois du passage de deux "vieilles" connaissances. Il n'y a pas de hasard. Les petites mouches que nous sommes sont attirés par un miel exquis.
    Zembra, tu m'as accroché.

    · Ago about 8 years ·
    Francois merlin   bob sinclar

    wen

  • coup de cœur pour moi aussi !! j'aime tout...le style, les mots, tout...

    · Ago about 8 years ·
    D9c7802e0eae80da795440eabd05ae17

    lyselotte

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